Comment fabriquer une start-up ?

par défaut 2016-07-06 à 17.25.35Une usine à start-up, ça existe ? Peut-on susciter la création de petites entreprises ? C’est un principe auquel a cru Baudouin de Troostembergh en lançant le concept Start-up Factory. Basée dans l’incubateur Co-Station à Bruxelles, cette « factory » entend soutenir des projets innovants pour les entreprises (B to B). « Nous analysons des besoins précis en termes d’innovation chez de gros clients. Nous recrutons des entrepreneurs qui veulent se lancer mais sans savoir exactement dans quel projet. Nous disposons également d’un fonds d’investissement qui investit dans ces projets », explique Baudouin de Troostembergh.

Comment se déroule ce processus ? Durant les premiers mois, il faut identifier correctement le besoin du client et lui proposer une solution. « Nous nous rendons chez le client pour des interviews de façon à bien écouter son problème. Le premier mois est consacré à l’écoute. Durant le deuxième mois, on commence à construire un prototype, une maquette. Il n’y a toujours pas d’investissement financier à ce stade », note Baudouin de Troostembergh. Ce n’est qu’au troisième mois que le projet sera testé. L’équipe retourne auprès de son client pour présenter les solutions, en débattre et pour les affiner et les réajuster. Lorsque le client marque son accord sur la solution proposée, un prix est proposé et le deal est conclu. « Ce n’est qu’à ce moment-là que l’on crée la société qui va réaliser le projet. On ne crée donc la société que lorsqu’on a un produit et un client qui l’a acheté », ajoute Baudouin de Troostembergh. La levée de fonds interviendra durant les mois qui suivent sachant que la société qui est cliente ne fera pas partie de l’actionnariat. L’idée est aussi que les sociétés sortent de la factory après deux ans.

Pourquoi les grandes entreprises s’adressent-elles à Start-up Factory ? Parce que développer un projet en interne prend du temps et nécessite de mobiliser des équipes et de l’énergie sur une durée assez longue. En décentralisant cette innovation à l’extérieur, cela permet à l’entreprise de piloter le projet tout en continuant à fonctionner sur ses fondements actuels. Aujourd’hui, il ne manque pas d’idées, il manque surtout d’entrepreneurs. De quel profil a-t-on besoin ? « Nous recherchons des personnes qui sont orientées vers les besoins des clients et qui ont une aptitude de vente. Il faut être agile, savoir s’adapter à toutes les situations sans être têtu ou borné. Il convient aussi d’avoir une vision et une grande curiosité pour le secteur. Mais avant tout, il faut avoir une bonne dose d’énergie car, une fois qu’on est parti, on ne peut pas s’arrêter en route », prévient Baudouin de Troostembergh. Avis aux amateurs !

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