Qu’est-ce que l’économie de partage ou économie collaborative ?

IMG_1768Dans son dernier ouvrage « La nouvelle société du coût marginal zéro », Jeremy Rifkin souligne que « Nous entrons dans un monde partiellement au-delà des marchés, où nous apprenons à vivre ensemble, toujours plus interdépendants sur un communal collaboratif mondial »[i]. Un nouveau terme émerge et est repris par Jeremy Rifkin : l’économie collaborative.

Cette économie collaborative consiste à mettre en relation des particuliers pour organiser la mise en commun ou la distribution de certaines ressources, biens ou services. Ce type d’économie, ce nouveau communal collaboratif mondial, s’appuie sur les réseaux sociaux et sur les nouvelles communautés. Les biens, les outils, les espaces y sont mutualisés, mis en commun. On parle de consommation collaborative avec des plateformes d’échange qui privilégie l’accès à la propriété. Ce sont aussi, à une échelle plus modeste, les potagers communs, les plateformes de troc de biens ou de services, de prêts d’outillage ou de biens. De nombreux acteurs de cette économie collaborative sont locaux mais aussi mondiaux : Airbnb, BlaBlaCar, Mozilla, Wikipedia, Linux… L’évolution de cette économie est due aux nouvelles technologies et à la transformation des mentalités. Les consommateurs privilégient cette forme d’économie pour des raisons de facilité, de proximité, de coûts, de convivialité.

L’économie collaborative n’en est qu’à ses débuts. Les exemples fleurissent à travers le monde : c’est une nouvelle forme d’échanges qui voit le jour et ce, dans tous les domaines de l’économie[ii]. Dans cette transformation, on notera aussi l’évolution de l’open source. En mettant à disposition de tous la technologie de sa voiture électrique, le constructeur automobile Tesla a compris que le temps des brevets était peut-être révolu : il a intérêt à ce qu’un grand nombre de constructeurs utilisent sa technologie afin de multiplier le nombre de voitures électriques et l’infrastructure nécessaire à son utilisation (bornes,…). C’est la mise à disposition de cette technologie vers le « crowd », la foule, qui permettra à Tesla de vendre, demain, plus de voitures électriques.

Cette production en commun suppose une nouvelle organisation du travail et de la production. On parle aussi de co-création, un processus de création qui implique toutes les parties prenantes de l’entreprise. Pour illustrer cette émergence d’une nouvelle mentalité, nous voudrions citer deux exemples dont nous avons déjà parlés dans les pages de ce blog : Brussels Beer Project et Brandsupply . Dans ces concepts, chaque partie devient acteur du système : les consommateurs ne sont plus des consommateurs dormants, ils participent à la création, sont acteurs de la production. Pour les entreprises, cette démarche requiert une prise de conscience et une nouvelle compréhension du monde qui les entoure. Avec ce genre de collaboration, nous nous dirigeons vers un système économique différent, plus collaboratif et plus ouvert. Pour réussir un tel modèle, il est nécessaire de détecter les besoins et les ressources de l’écosystème dans lequel évolue l’entreprise.

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[i] « La nouvelle société du coût marginal zéro », Jeremy Rifkin, Les liens qui libèrent, 2014, 509 p., 26 euros

[ii] http://tempsreel.nouvelobs.com/economie/20141209.OBS7351/oubliez-airbnb-l-economie-du-partage-va-s-etendre-bien-au-dela.html

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