Qu’est-ce que les green bonds ?

yosemite 011Les « green bonds » ou obligations vertes sont des obligations dont les montants sont affectés à des programmes écologiques qui visent soit à atténuer le réchauffement climatique, soit à adapter des populations ou des zones géographiques aux nouvelles donnes climatiques. Ces fonds permettent, par exemple, de réhabiliter des centrales nucléaires ou de favoriser les énergies renouvelables ou encore de protéger les populations contre certains phénomènes écologiques irréversibles comme la déforestation ou les inondations.

La première émission de green bonds a eu lieu en novembre 2008 par la Banque Mondiale. Aujourd’hui, de nombreux émetteurs privés sont entrés sur le marché des green bonds, un marché qui connaît une très forte progression. Les entreprises émettrices ne développent cependant pas l’entièreté de leur activité dans des projets écologiques. Ce sont les fonds récoltés grâce à ces obligations vertes qui sont destinés à des projets spécifiquement liés à l’environnement.

A quoi faut-il être particulièrement attentif quand on souscrit à un green bond ?

Il faut, comme pour toute obligation, regarder la qualité de l’émetteur et son rating. Il faut aussi regarder le rendement offert, le taux réel de l’obligation. La durée est une donnée à prendre en considération de même que la qualité de l’aspect environnemental. En ce qui concerne la liquidité, il n’y a pas plus ou moins de liquidité sur ce marché. Cela dépendra, comme pour tous les types d’obligations, de la taille de l’émission et de la qualité de l’émetteur. Il faut aussi être attentif à l’aspect devises car la plupart de ces émissions sont libellées en dollars. Le risque d’une obligation verte n’est pas moindre que le risque d’une obligation classique. Le but de ces émissions est d’investir dans des projets qui offrent, en principe, une certaine qualité morale mais cela ne diminue en rien le risque financier classique.

Il faudra également porter une attention particulière à l’aspect environnemental de ces obligations. Toutes ces émissions ne se valent pas en termes de qualité ISR. En effet, il y a souvent des opérations de marketing derrière ces produits. Des initiatives sont prises ou prévues par des agences de notation, telles que Moody’s ou Morningstar, en vue d’émettre des ratings pour noter la qualité écologique de ces obligations. Ces ratings ne doivent cependant pas être confondus avec les ratings qui évaluent le risque de l’émetteur.

Un tel investissement se distingue d’un investissement ISR en actions. En effet, si l’on veut investir de façon socialement responsable en actions, c’est toute la société qui est évaluée selon des critères ISR (Investissement socialement responsable). Ici, seul le projet financé par l’émission obligataire sera pris en compte pour sa valeur écologique et son impact sur l’environnement. Les coupures des émissions sont en général accessibles au grand public (10.000 dollars en général). Il existe aussi des ETF et des fonds qui sont spécialisés dans ce type d’émissions. L’investissement à travers un fonds permet d’obtenir une diversification en termes d’émetteurs et de durées. Que ce soit en ligne directe ou par un fonds, ce type d’investissement doit se concevoir à long terme et dans le cadre d’une diversification du portefeuille.

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