Hit-parade des fonds : Quels sont les maux des Biotechs ?

par défaut 2016-02-09 à 14.29.33par défaut 2016-02-09 à 14.31.49Depuis le début de l’année, les sociétés de biotechnologies accusent une baisse importante en portefeuille. On peut dire que les biotechs ont passé un très mauvais mois de janvier avec des résultats bien en-dessous de ceux des indices boursiers. Ce sont surtout les petites et moyennes capitalisations qui ont souffert du poids des ventes massives sur les marchés. « La période des résultats s’annonce et, jusqu’à maintenant les résultats semblent être en ligne pour mieux performer mais, dans un marché où les flux et les perceptions sont négatifs, aucune nouvelle ne semble assez bonne », constate le gestionnaire de fonds Candriam.

Quels sont les principaux facteurs qui influencent ce secteur ? Sur le plan politique, aux Etats-Unis, les choses ne se présentent pas sous les meilleurs auspices. « Donald Trump n’aime pas le secteur de la santé mais qu’est-ce qu’il aime ou n’aime pas et quelle est la part de la rhétorique électorale dans ce discours ? ». Néanmoins, il y a toujours des discussions latentes sur le prix des médicaments. En ce qui concerne les résultats et performances dégagés par ce secteur, certaines sociétés ne rencontrent peut-être pas les espérances des investisseurs mais ont toujours un price earning ratio raisonnable. Il faut aussi reconnaître que certains essais cliniques n’ont pas été concluants et que certaines molécules ont été refusées en phase III alors que des grandes sociétés pharmaceutiques (comme par exemple Bristol Myers) ont engrangé des succès et des bonnes nouvelles.

Il y a aussi une compétition très forte dans certains domaines thérapeutiques et cette concurrence provoque une incertitude auprès des investisseurs quant aux résultats à long terme de ces recherches. « Les victimes les plus touchées dans ce secteur sont les petites et moyennes capitalisations pour lesquelles il n’y a pas de nouvelles significatives ni d’incitants clairs à court terme. La majorité des gestionnaires de fonds pharma ou biotechs soulignent cependant le niveau intéressant des valorisations. On peut espérer, dès lors, des opérations de fusions et acquisitions qui pourraient faire remonter les cours ». Les fondamentaux restent cependant intacts. « L’innovation est toujours très importante avec des promesses de nouveaux traitements dans des domaines tels que l’immuno-oncologie, la thérapie génétique et la maladie d’Alzheimer. Nous pensons aussi qu’un large pourcentage des thérapies actuellement dans le pipeline des biotechnologies sont surtout des traitements pour des maladies pour lesquelles aucune thérapie n’existe encore », explique Evan McCulloch, Director of Research chez Franklin Templeton Investments. Malgré ces bons présages, pour le moment, les performances décevantes de ce secteur s’expliquent principalement parce que la perception des investisseurs est… tout simplement mauvaise !

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