Flash actu ! Brexit : Quel impact dans les portefeuilles ? Que faut-il faire ?

Photo006#3Aujourd’hui, les Britanniques ont décidé de larguer les amarres et de quitter l’Union Européenne. Les résultats du referendum concernant la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne ont pris les marchés des changes et les marchés boursiers par surprise. « Nous entrons dans une période de profonde incertitude économique, financière et politique. Ces derniers jours, les marchés avaient tablé sur un « remain » et le résultat de ce matin a percuté des marchés qui n’étaient pas préparés », explique Toby Nangle, Head of Multi-Asset Allocation, chez Columbia Threadneedle Investments.

La livre sterling a atteint son niveau le plus bas par rapport au dollar, et l’euro a également plongé ce matin mais de façon moins vertigineuse. En revanche, l’or s’est apprécié de près de 6%, ce qui représente le mouvement le plus fort depuis janvier 2009. Les bons du trésor américain ont profité de cette situation alors que les obligations plus risquées, comme les obligations des pays périphériques sont perdantes dans cette sortie.

Aujourd’hui, nous n’avons pas de vision très claire de ce que seront les relations de l’Europe avec ce partenaire commercial majeur. Dans cet environnement instable, on peut s’attendre à ce que la Bank of England diminue ses taux d’intérêt. La BCE prendra également des mesures. Les principales banques centrales tiendront sans doute des réunions ce week-end pour annoncer des mesures encore ce dimanche. Le ralentissement de la croissance pressenti en Grande-Bretagne risque d’impacter également la croissance européenne. « Alors que ce résultat conduira à une incertitude politique qui pourra engendrer une volatilité à court terme sur les marchés, il est important de se rappeler que de tels événements n’ont qu’un impact assez limité sur les perspectives des entreprises », estime cependant Paras Anand, Head of European equities chez Fidelity International.

La baisse du cours de la livre sterling et de l’euro face au dollar permettra d’augmenter la compétitivité des secteurs exportateurs et devrait augmenter l’attrait pour les investissements intérieurs. Les entreprises disposent de suffisamment de liquidités pour faire face à la poursuite de leurs activités. Cet élément pourrait limiter l’impact de la baisse des cours dans les prochaines semaines ou prochains mois. La baisse des cours de bourse devrait également permettre de bénéficier d’opportunités d’achats sur des sociétés que l’investisseur peut détenir en portefeuille sur le long terme. Cependant, il faut noter que le secteur financier sera probablement le plus touché. Il est encore trop tôt pour voir quels seront les effets à long terme du Brexit. En effet, tout dépendra des termes qui seront négociés dans les nouvelles relations que noueront la Grande-Bretagne et l’Union européenne.

Et maintenant, que faut-il faire avec ses investissements ? Surtout ne pas vendre ! « Pour l’instant, il ne faut rien faire. Il n’y a pas lieu de réagir sur cette nouvelle car il y a, pour le moment, des exagérations à la baisse. Il faudra voir comment cette sortie va être négociée et si nous serons dans un mauvais ou dans un très mauvais scénario », estime Vincent Juvyns Stratégiste chez J.P. Morgan. Le sommet européen de la semaine prochaine indiquera quelle sera la porte de sortie qui sera empruntée. « Aujourd’hui, il vaut donc mieux attendre, ni vendre, ni acheter et voir ce qui va se passer », conseille cet expert. A noter que, dans cet environnement, les actions et obligations américaines devraient bénéficier de la situation. Aujourd’hui, le mot d’ordre dans les portefeuilles semble donc être « Keep calm and don’t move ! ».

Cet article vous a intéressé ? Consultez aussi :

Le Brexit : une menace pour les portefeuilles ?

Que fait la BCE et pourquoi ?

Neurofinance : comment notre cerveau prend-il des décisions financières ?

Ce contenu a été publié dans Actualité, avec comme mot(s)-clé(s) , , , , , , , . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.