La transparence, un mot clé en investissement responsable

IMG_0738Par Petercam

La semaine dernière avait lieu la sixième édition du Geneva Forum For Sustainable Investment (GFSI) à Genève.

Maître mot du forum : la transparence.

En effet, tout le monde s’accorde à dire que la durabilité est à un tournant puisque l’ensemble des acteurs sont conscients que l’inaction par rapport aux enjeux environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) sera plus coûteuse que l’action.

Le comportement des trois agents économiques que sont l’Etat, le consommateur et l’entreprise dicte de nouvelles règles et demande une adaptation des secteurs économiques, y compris le secteur financier.

En effet, l’Etat, par sa régulation croissante mais aussi les régimes fiscaux, force l’adoption de comportements plus responsables.

Le consommateur, dans une démarche globale de durabilité responsable, exprime de nouveaux besoins et comportements de consommation qui tranchent avec le passé.

Enfin, l’entreprise, consciente de son rôle, et face au nouveau paradigme de son client, adapte son comportement et ses politiques pour légitimer ses modes opératoires.

A ce tournant de la finance durable, les techniques et les mesures de qualité n’ont de cesse de s’améliorer et de gagner en maturité. Le grand défi actuel réside dans la transition de la conscientisation à l’intégration et l’implémentation dans la gestion globale. Néanmoins, face à une offre très riche en investissement durable et responsable, les investisseurs sont désorientés. Force est de constater que la connaissance des intermédiaires est médiocre.

Il faut donc comprendre et définir les objectifs de deux mondes distincts, celui de l’investissement responsable et celui des investisseurs, afin de les faire converger vers un but commun.

Les intermédiaires ont un rôle crucial à jouer dans ce processus.

La transparence s’impose dans les marchés de manière croissante. En amont pour l’origine de l’argent ; en aval pour la destination de l’argent. La traçabilité des flux monétaires est primordiale, notamment pour éviter tout risque réputationnel.

C’est donc en toute transparence que les intermédiaires et les consommateurs finaux doivent être informés sur l’approche des produits durables, leur philosophie, leur objectif, leur composition et leur structure de coût.

L’organisation de forums, tels que celui de Genève, permet de réunir un grand nombre d’investisseurs et de spécialistes qui rehaussent le débat et améliorent le niveau de connaissance. Il permet aussi de faire connaître des approches moins connues comme l’intégration des critères ESG dans les classes d’actifs telles que l’infrastructure ou les obligations gouvernementales, moins courantes que les actions ou les obligations d’entreprises.

Au cœur de l’approche durable et responsable, la transparence permet un réel échange d’information et de meilleures pratiques avec un objectif d’amélioration permanente et de contribution à une finance plus durable pour demain.

Face à une prise de conscience individuelle et collective de plus en plus grande et à un activisme croissant des investisseurs et des individus, la gestion durable peut espérer être davantage qu’une niche pour investisseurs spécialisés ; elle serait totalement intégrée dans une approche globale, compréhensible et accessible à tous, avec un véritable impact sur le fonctionnement de la sphère économique.

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