La journée de la femme : toujours une nécessité !

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Par Petercam

La journée de la femme reste toujours l’occasion de faire le point sur la représentativité des femmes au pouvoir. L’an dernier, l’angle d’observation était plutôt depuis la sphère privée, principalement la représentation des femmes au conseil d’administration des entreprises. L’imposition de quotas minimum pour une représentation féminine aux instances de gouvernance des sociétés publiques et ou de grande taille se fait croissante et contribue à rehausser le niveau de présence féminine, qui reste cependant largement minoritaire.

Et pourtant les recherches et études ne cessent de démontrer la valeur ajoutée d’une diversité dans les instances de direction, capable de véritablement challenger les décisions prises et apporter un autre point de vue et d’autres pistes de réflexion. Tournons-nous cette fois vers la sphère publique car les gouvernements et autres institutions dirigeantes des pays jouent un rôle crucial dans le développement de ceux-ci. Ici aussi, les femmes restent de manière générale sous-représentées dans les différents échelons de pouvoir, décisionnel, juridique ou de gouvernance. En moyenne les femmes représentent à peine un tiers des postes de décisions dans l’OCDE.

Et pourtant, il est assez logique de concevoir que les instances décisionnels, en charge de la conception à l’implémentation et le contrôle des lois et réglementation, reflètent la composition de la population pour laquelle ces réglementations s’appliquent et s’adressent.

Bien qu’il y ait des différences majeures entre les pays, notamment les membres de l’OCDE, le défi reste global. Les facteurs socio-économiques et historiques expliquent toujours la prépondérance masculine au sein des instances de gouvernance. D’une part les contraintes liées à la fonction sont souvent difficilement compatibles avec les responsabilités familiales qui culturellement reposent de manière prépondérante sur les femmes. D’autre part, les qualités de leadership et d’entrepreneuriat restent l’adage des hommes.

Evidemment la question est également liée au système électoral puisque pour un grand nombre de fonctions, ce sont les électeurs qui attribuent les postes. La Belgique est ici un bon exemple d’encourager des femmes au parlement en introduisant des lois de quotas de candidates sur les listes électorales. La première législation de quota fut introduite en 1994 avec un requis minimum de 25%. Ce requis fut rehaussé jusqu’à 50% en 2002 avec une exigence supplémentaire que les deux têtes de liste soient de sexe différent. Ces différentes lois ont permis une hausse importante des femmes au sein des parlements du pays.

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La disparité entre hommes et femmes est visible en termes de représentativité mais également au niveau des salaires. Comme dans le secteur privé, la différence salariale reste toujours une problématique pour les fonctions équivalentes avec aussi une concentration des femmes dans les fonctions moins bien rémunérées.

Et pourtant, comme dans le secteur privé où les études montrent la corrélation positive entre présence féminine au sein des conseils d’administration et performance de la société, il existe également une corrélation positive entre moins de disparités au sein d’un pays et la proportion de femmes dans les législatures. De même il existe une relation positive entre le nombre de femmes ministres au sein d’un gouvernement et la confiance accordée à ce dernier. Enfin, la diversité au sein du pouvoir d’une société est essentiel pour maximiser sa compétitivité en assurant les solutions les plus innovantes et garantes de croissance.

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