Becoming a sustainability hero (1)

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Par la Banque Degroof

Le 8 décembre, la Banque Degroof organisait en collaboration avec Bekaert la sixième édition du Philanthropy Forum for the Young Generation autour du thème de la durabilité.

Face aux problématiques souvent alarmantes de l’environnement et face aux grands enjeux sociaux qui nous entourent, comment ne pas se sentir rapidement impuissant ? Comment définir son rôle et par où commencer ? C’est pour tenter de répondre à ces questions que le forum jeunes avait cette année pour thème « Becoming a sustainability hero ».

A travers le parcours d’un expert des ressources naturelles, du fondateur d’une start-up « verte », d’une entrepreneur social et d’un directeur de multinationale, l’éventail des possibilités est vaste pour prouver que chacun peut apporter sa part au changement.

Malgré leurs nationalités et leurs parcours professionnels bien différents, les trois invités ont pourtant plus d’une chose qui les lie. Voyageurs, curieux, passionnés par leur travail, souvent rêveurs mais résolument réalistes, ils prouvent que l’on peut être un « sustainability hero » dans ce nouveau contexte économique qui nous en offre toutes les opportunités.

Place à l’économie circulaire

Martin Stuchtey se lance en 2008 dans une étude de McKinsey sur l’économie circulaire. La question de l’étude était simple : est-ce que ce modèle fonctionne ? La réponse fut rapidement affirmative. Non seulement l’économie circulaire fonctionne mais elle devient nécessaire. Face à l’augmentation démographique, la croissance urbanistique et la révolutionnaire proximité et rapidité qu’offrent les nouvelles technologies, le modèle économique du XXe siècle ne fonctionne plus.

Dans ce nouveau modèle, la consommation intensive fait place à l’utilisation, la réutilisation et la régénération. La nouvelle génération de consommateurs veut des produits durables proposés par des entreprises devenues partenaires sur le long terme. Les entreprises remplaceront progressivement leur production de masse par une offre de services autour d’un produit qui ne connaitra plus d’obsolescence. L’avantage compétitif d’une entreprise est désormais redéfini et doit être repensé selon cette nouvelle réalité.

« La révolution du bon sens »

Pour Jean-Christophe Laugée, CEO de Danone, nous vivons une « révolution du bons sens », bien au-delà des politiques de RSE qui sont déjà dépassées. La responsabilité d’une entreprise ne se limite plus à un département mais doit vivre, être au cœur de chaque entité. Cette responsabilité ne peut plus être portée par un système, ce sont les leaders animés d’un esprit entrepreneurial qui font désormais la différence. Avec Danone, Jean-Christophe intègre l’engagement de toute l’entreprise dans un écosystème d’économie inclusive, où tout bénéfice économique est maximisé par et pour tous les intervenants.

Et lorsqu’on demande à nos héros s’ils ont l’impression d’être à contre-courant, la réponse est clairement non. Le nouveau modèle est là, tangible. Il est déjà intégré par des grandes entreprises visionnaires, partagé sur les réseaux sociaux, adapté par les nouveaux entrepreneurs et a récemment obtenu sa place dans le programme politique de grandes économies comme la Chine. Il est déjà dans les mains des nouveaux utilisateurs, plus souples, plus rapides et plus à l’avance que tout département de recherche et développement. Aujourd’hui, c’est l’utilisateur qui invente, transforme, corrige, s’approprie et partage. Avec tous ces pouvoirs, comment résister plus longtemps à devenir un « sustainability hero » ?

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Liens vers les vidéos:

DANONE 

MCKINSEY 

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