Les petites européennes gardent le cap !

par défaut 2015-09-08 à 16.03.37par défaut 2015-09-08 à 16.03.01Selon les données fournies par Morningstar, les petites et moyennes capitalisations européennes ont très bien performé depuis de début de l’année. Analyse.

Le lundi 24 août dernier, les gains qu’avaient enregistrés de nombreux grands indices en actions sur les premiers mois de l’année ont été balayés par une onde de choc en provenance du marché chinois.

Nonobstant, cette forte baisse, les petites et moyennes capitalisations européennes enregistrent de très bonnes performances depuis le début de l’année et ce, grâce au fort rebond enregistré par les bourses européennes au cours des dernières séances du mois d’août. « On peut observer divers types de réactions à la baisse des marchés actions du mois d’août. Tout d’abord, les explications, analyses et recommandations d’analystes et stratèges : cohérentes avec un contexte de marchés haussiers bien installé, elles concluent bien souvent que cette baisse constitue une opportunité d’achat, stratégie qui a bien fonctionné depuis des années », constate Bernard Aybran, Directeur de la multigestion chez Invesco Asset Management.

Ces derniers temps, les marchés se sont caractérisés par une très forte volatilité. Rien n’indique que cette volatilité va s’atténuer. L’Europe a été soumise à de fortes tensions cet été : le dossier grec et le décrochage de la bourse chinoise. Le 24 août, les marchés européens ont connu une survente massive, puissante mais limitée dans le temps puisqu’elle a été suivie d’un rebond énergique dès le lendemain.

Face à cette volatilité, certains économistes relèvent cependant des éléments positifs tel que le fait que la croissance repart en Europe. « Sans l’ombre d’un doute, par rapport aux sept dernières années, nous voyons une relance certaine à travers l’Europe. Cela a été plus rapide en Espagne et plus lent en Italie qui sort de quatre ans de récession », note Michael Browne, Portfolio manager chez Martin Curie qui voit la croissance européenne à 1,8% en 2015 et à 2% en 2016. Dans un environnement de taux d’intérêts très bas avec des coûts des matières premières au plancher (surtout le prix du pétrole), les entreprises européennes évoluent dans un environnement plutôt favorable. « En Europe, les incertitudes liées à la Grèce ont eu un effet limité. Tirée par la consommation et la faiblesse de l’euro, la reprise économique y demeure bien engagée », constatent également les analystes de chez Pictet. Pour certains commentateurs, les actions européennes deviennent un « havre de sécurité ». Les trois risques principaux, selon Rory Bateman de chez Schroders, sont la Grèce, la hausse des taux aux Etats-Unis et un atterrissage brutal de l’économie chinoise. Le feuilleton grec s’est calmé. La hausse des taux aux Etats-Unis est déjà anticipée. Il reste à voir comment les autorités chinoises vont régler leurs problèmes économiques. En tant qu’investisseur, il est donc conseillé de se positionner en Europe sur des secteurs et des entreprises qui peuvent bénéficier de cette faiblesse de l’euro, sur des entreprises qui sont protégées par des barrières à l’entrée élevées et qui sont actives sur le marché européen.

Dans cet environnement, les petites et moyennes entreprises dégagent une belle rentabilité. «Elles ont bénéficié d’un meilleur accès au crédit. En effet, les prêts aux PME ont redémarré. Elles ont également tiré parti d’une augmentation du revenu disponible des ménages grâce à une baisse du prix du pétrole et des matières premières plus généralement » estiment les gestionnaires de chez Alken. Il est vrai que l’amélioration de l’environnement macroéconomique en Europe bénéficie particulièrement aux PME qui sont plus sensibles à ces grandes évolutions de l’économie. Tous ces facteurs, baisse du pétrole, faiblesse de l’euro, taux d’intérêts au plancher, reprise de l’activité économique, se sont combinés et se sont inscrits dans les performances des fonds investis dans les petites capitalisations européennes.

Source des données chiffrées : Morningstar.

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