Qu’est-ce que la gestion flexible ?

Source de l'illustration: Pexels

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En gestion traditionnelle, les fonds investis dans une sicav sont gérés par rapport à un indice. Les marges d’allocation d’actifs sont assez limitées car le gestionnaire s’écarte relativement peu de son indice de référence. Il va sur-pondérer ou sous-pondérer certaines valeurs, certains secteurs par rapport à l’indice de référence mais sans s’en écarter de façon significative. Sa diversification est donc limitée à l’univers d’investissement de l’indice.

Dans ce type de gestion, le gestionnaire ne prendra que des positions longues (c’est à dire que, lorsqu’il est positif sur un titre, il l’achète). En gestion traditionnelle, la corrélation aux marchés qu’ils soient d’actions ou d’obligations est forte. Dès lors, en cas de baisse généralisée des marchés, ces fonds prennent la baisse de plein fouet sans pouvoir vraiment y faire face de façon radicale.

En gestion flexible, les fonds ne sont pas spécialement gérés par rapport à un indice de référence. Les marges d’allocation sont beaucoup plus larges et, comme leur nom l’indique, plus… flexibles. Le gestionnaire peut, par exemple, aller chercher de la performance dans plusieurs classes d’actifs en ce compris les matières premières ou les devises. La diversification est donc plus étendue qu’en gestion traditionnelle. Il peut s’écarter significativement de l’indice de référence en étant, par exemple, investi entre 0 et 100% dans une même classe d’actifs (en actions ou en liquidités, par exemple). L’amplitude des allocations est donc plus vaste et la marge de manœuvre est plus grande.

Il peut aussi utiliser des positions courtes pour couvrir ses actifs. Les positions courtes (short) sont des positions qui sont prises quand le gestionnaire pense que le cours va baisser. Il peut soit se couvrir, soit profiter de la baisse du titre. Pour cela, il peut emprunter les titres et les vendre à terme, par exemple. On dit qu’il est short sur cette action. Dans cette stratégie, l’accent est mis davantage sur la gestion du risque plutôt que sur la recherche de la performance. Des techniques sont mises en place pour que l’investisseur ne supporte pas les baisses même s’il doit faire un sacrifice lors des hausses de marché.

Ce type de gestion offre la possibilité d’investir dans des instruments qui permettent de profiter de la hausse des marchés en limitant fortement le risque de baisse quand les marchés se retournent. La corrélation aux marchés d’actions ou d’obligations est donc moins grande qu’en gestion traditionnelle. Cette gestion permet d’assurer une plus grande sécurité sans vouloir aller chercher le rendement à tout prix. C’est une solution plus dynamique qui apporte une certaine sécurité des portefeuilles.

Comme on l’a vu, la gestion flexible est plus complexe que la gestion traditionnelle. On peut l’intégrer dans son portefeuille à titre de diversification en se faisant bien expliquer la méthode employée et en étant attentif aux coûts y afférents.

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