J’ai testé Uber pour vous

par défaut 2015-02-11 à 18.54.50On en parle, on en parle mais testons-le : Uber, me voilà ! En prévision de conférences que je devais donner du côté de la Grand-Place de Bruxelles et ne voulant pas rentrer tard le soir en métro, deux alternatives se présentaient: le taxi ou Uber. Un peu refroidie par le manque de sympathie d’un chauffeur de taxi un soir d’hiver, je décidai de m’inscrire sur Uber. Formalité vite remplie grâce à mon smartphone, ne craignant pas de laisser mon numéro de carte bancaire, je m’y prends bien à l’avance mais n’utilise pas Uber pendant plusieurs semaines.

Un peu impatient de ne pas me voir emprunter un de ses véhicules, Uber me recontacte par mail et m’offre une course gratuite. L’occasion de tester le service au cours d’une après-midi grise d’hiver. Le temps de me faire expliquer la façon de l’utiliser par notre jeune branché à la rédaction, un chauffeur m’envoie un sms pour me dire qu’il sera là dans 8 minutes. Je vois sa photo et la marque de sa voiture. L’application nous a montré que 8 chauffeurs Uber maraudaient dans le quartier du Cinquantenaire. Pas trop le temps de dire au revoir à tout le monde, deux minutes d’attente sur le trottoir et mon chauffeur personnel Ismael vient me cueillir rue des Francs. Le vent est piquant, mes yeux coulent et je me vois offrir un mouchoir en papier pour essuyer la larme qu’Ismael avait repérée.

Direction la Place Royale. Le temps de faire une conversation et d’apprendre que mon conducteur est chauffeur de bus, qu’il roule pour Uber quand il est en congé, qu’il déclare son activité comme activité complémentaire et qu’il dispose même d’une licence de taxi. «Je préfère rouler pour Uber que comme chauffeur de taxi. C’est plus sympa », m’avoue Ismael. Un cliché s’envole : tous les chauffeurs Uber ne sont pas des fraudeurs.

La circulation est fluide et 12 minutes de conversation plus tard, je suis au Musée Bellevue où j’ai rendez-vous. Le chauffeur avoue m’avoir trouvée sympathique. « Vous me mettrez une bonne note alors ? » ai-je demandé en riant. « Bien sûr : 5 sur 5 ». Eh oui, si les chauffeurs sont notés par les clients, l’inverse est aussi vrai. Le système incite donc tout le monde à être gentil et sympathique. Aucun paiement n’est effectué dans le véhicule.

La course est confirmée ensuite par un mail qui reprend : le nom du chauffeur, la durée de la course, le trajet effectué, le montant que j’aurais dû payé soit 6,65 euros (mais qui m’a été offert) et qui aurait été débité de ma carte de crédit. On me demande aussi de noter mon chauffeur : 5/ 5 bien sûr ! Petite astuce : au moment de commander le chauffeur, il vaut mieux noter l’adresse de départ et l’adresse où l’on veut se rendre dans l’application sur smartphone. La géolocalisation manque parfois de précision. Et si c’était à refaire ? Encore et encore, à Bruxelles, à Londres, Paris ou San Francisco.

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