Le Bitcoin n’est pas sans risque !

Source:By Alonmuroch (Own work) Wikimedia

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Pour rappel, le bitcoin est une monnaie virtuelle, décentralisée, sans contrôle étatique, avec inscription des transactions dans un livre comptable virtuel consultable par tout le monde et dont la valeur est celle qu’on veut bien lui donner. En détenant des bitcoins, on place sa confiance dans un réseau, dans un système et pas dans un Etat. De ce fait, le Bitcoin n’est pas sans risque.

La FSMA, l’Autorité des marchés financiers et la BNB (Banque Nationale) viennent à nouveau d’émettre une mise en garde contre les dangers que peut représenter cette monnaie. Il s’agit de la seconde mise en garde après un avertissement en 2014. Le premier danger est le piratage informatique de la plateforme. Nous avons vu récemment que ce risque est omniprésent sur la toile. Par ailleurs, ce secteur n’est pas exempt de fraudes. Récemment, des personnes chargées de vérifier l’utilisation de bitcoins dans les échanges de l’économie « noire » se sont eux-mêmes servis sur des comptes individuels. Il y a aussi le risque informatique si l’ordinateur tombe en panne ou est volé.

Autre écueil soulevé par la FSMA : la volatilité de cette monnaie. Le graphique ci-dessous nous montre que la parité Bitcoin/dollar a fortement fluctué ces derniers mois.

par défaut 2015-04-16 à 10.33.45« L’argent virtuel possède donc un risque de change élevé : la valeur à laquelle l’argent virtuel peut être échangé dans des monnaies officielles (comme l’euro) est très variable. Ces variations peuvent intervenir en un temps très court (une journée). Il n’existe pas de contrôle du cours de l’argent virtuel. Depuis décembre 2013, le Bitcoin a perdu 80% de sa contrevaleur en euro », souligne la FSMA. Le détenteur de bitcoins n’a donc jamais la certitude de récupérer sa mise initiale dans la monnaie d’échange de départ. Personne ne peut non plus être tenu d’accepter un paiement en bitcoins puisque cette monnaie n’a pas de valeur de paiement légale. Si un épargnant décidait de placer une partie de ses économies sur un compte en bitcoins, ce dépôt ne serait pas couvert par les autorités jusqu’à 100.000 euros par institution financière et par personne.  Une telle protection n’existe pas pour les placements en argent virtuel.

La FSMA rappelle par ailleurs que différents incidents sont venus confirmer l’existence de ces risques. « En particulier, la disparition soudaine de Mt Gox, une des principales plateformes d’échange de bitcoins, a entrainé la perte de bitcoins appartenant à ses utilisateurs pour une valeur de plusieurs centaines de millions d’euros ». Alors que ces promoteurs insistent sur le fait que l’historique de toute transaction en bitcoins peut être retracé, la prudence s’impose. Une prudence dictée par la volatilité et par la sécurité encore toute relative de cette monnaie.

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2 réponses à Le Bitcoin n’est pas sans risque !

  1. Bonjour Madame,

    Je me permets d’introduire certaines corrections ou compléments d’informations à votre article qui manque d’un peu de recherche.

    Le premier danger est le piratage informatique de la plateforme
    Alors tout d’abord de quoi parlez-vous? Si vous parlez du bitcoin, vous avez tout faux… le réseau bitcoin n’est pas une plateforme, c’est un protocole. Ainsi, vous pouvez donc le comparer à l’email.
    Ce qui peuvent se faire pirater, l’ont déjà été et le seront assurément encore, ce sont les plateformes qui utilisent le réseau bitcoin comme l’était Mt Gox. Vous pouvez donc comparer la fermeture de Mt Gox à la fermeture de Gmail pour continuer mon analogie avec l’email. Cela ne crée donc pas de problème de sécurité avec le réseau en lui-même!

    Récemment, des personnes chargées de vérifier l’utilisation de bitcoins dans les échanges de l’économie « noire » se sont eux-mêmes servis sur des comptes individuels.
    En recherchant d’avantage, vous vous seriez rendu compte qu’il s’agit de 2 personnes travaillant pour le gouvernement américain (vous savez, des agents de ce sacro-saint Etat qui vous offre tant de garantie que Bitcoin ne peut vous offrir). Un travaillait pour les services secrets et l’autre… pour le DEA (Drug Enforcement Administration).

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