Qu’est-ce que les placements alternatifs ? Est-ce le moment d’y investir ?

Un des principes élémentaires en gestion est de veiller à la diversification de son portefeuille. Pour gérer le risque, il est bon d’intégrer au sein de son patrimoine des classes d’actifs qui ne sont pas corrélées entre elles, des actifs qui n’évoluent pas de la même façon en fonction des mouvements de marché ou en fonction des changements macroéconomiques.

Il était communément admis que la première diversification consiste à investir en obligations et en actions. Mais les obligations ne sont pas nécessairement la seule diversification que l’on peut introduire dans un portefeuille. De plus, les rendements des marchés obligataires sont, aujourd’hui, proches de leur minimum historique.

Au-delà de la classe obligataire, l’investisseur peut aussi aller chercher de la diversification dans d’autres classes qualifiées d’alternatives qui sont faiblement corrélées aux marchés boursiers. Quels sont ces placements alternatifs ? La première classe à laquelle on pense en parlant de placements alternatifs est celle des hedge funds, appelés aussi « fonds de couverture ». Pour rappel, le terme hedge fund, est un terme générique pour désigner un fonds qui a recours, dans sa gestion, à des techniques et des instruments qui ne sont pas traditionnels. Ces techniques et instruments comprennent des produits dérivés, des ventes de titres à découvert ou le recours à l’endettement. Il s’agit d’une gestion très complexe qui utilise des techniques sophistiquées et risquées.

Parmi les placements alternatifs, il y a aussi le private equity (placements privés dans des petites entreprises). On peut y accéder soit en direct, soit à travers des fonds spécialisés. L’immobilier est aussi considéré comme un placement décorrélé des actifs traditionnels. Les investissements dans les infrastructures, dans les énergies renouvelables ou les matières premières (dont l’or) sont aussi considérés comme des investissements alternatifs. On trouve aussi, dans ce segment, les crédits spéciaux ou les offres en ré-assurances ainsi que les obligations catastrophes. La plupart de ces classes d’actifs ont une corrélation très faible et même parfois négative avec les actions, ce qui permet d’accroître la diversification dans un portefeuille.

Mais toutes ces classes ne se valent pas. Selon les cycles de marché ou la situation macroéconomique, certains actifs seront plus appropriés que d’autres pour réduire la corrélation entre les avoirs détenus en portefeuille. Aujourd’hui, le gestionnaire Henderson privilégie ainsi le private equity, les énergies renouvelables, les hedge funds, les crédits spéciaux dont ceux à taux flottants et l’immobilier. « Nous évitons pour le moment les infrastructures jugées trop chères. Un dollar fort n’est pas propice aux matières premières qui souffrent aussi du ralentissement chinois. Nous ne sommes pas non plus très attirés par le secteur de la ré-assurance », note James de Bunsen, Fund Manager chez Henderson. Il y a aussi, selon ce gestionnaire, des classes d’actifs alternatives à éviter à tout prix pour le moment : les life settlements (produits basés sur le rachat de contrats d’assurance-vie), les exploitations forestières, les fonds investis en peer-to-peer lending, l’immobilier et le private equity dans les pays émergents.

Quels sont les risques liés à cette classe d’actifs ? Les placements alternatifs constituent une catégorie complexe qu’il est souvent difficile d’appréhender. Ces investissements ne délivrent pas souvent un historique de performances consistant. De plus, l’utilisation de l’endettement et de produits complexes doit inciter à une certaine prudence. Ces actifs sont moins liquides que les actifs traditionnels et leurs valorisations sont souvent sujettes à des facteurs subjectifs.

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