Marché de l’art 2014 : le bilan en quelques chiffres

Copyright Sotheby’s. Alberto Giacometti Chariot.

Copyright Sotheby’s.
Alberto Giacometti
Chariot.

Par Puilaetco Dewaay Private Bankers

C’est un fait, le marché de l’art ne cesse de croître et 2014 a supplanté 2013 en termes de valeur globale de ventes, avec les Etats-Unis comme centre névralgique. Dans ce paysage, les deux grandes maisons de ventes anglo-saxonnes, Christie’s et Sotheby’s, détiennent à elles-seules 40 % du marché.

Les chiffres qui sont publiés annuellement ne reflètent que la partie visible du marché. Ils ne tiennent pas compte des transactions faites par les galeries et les marchands qui, bien entendu, ne publient pas leurs résultats. D’après le TEFAF Art Market Report 2014, ceci représenterait 53 % de la totalité des transactions. Aussi, les chiffres rendus par les grandes plateformes telles Artnet, Artprice, Mei Moses,… ont un caractère imparfait, les données collectées pouvant l’être de manière incomplète. De plus, les salles de vente ne publient pas toujours leurs résultats avec les mêmes critères.

Il n’en reste pas moins qu’ils sont un excellent indicateur.

Les places fortes.

D’après la base de données Artnet, le montant global des ventes aux enchères d’oeuvres d’art en 2014 est de 16,1 milliards de dollars. Le marché de l’art aura donc connu une augmentation de 12,1 % par rapport à l’année précédente. Les Etats-Unis (5,8 milliards de dollars) et l’Angleterre (3,4 milliards de dollars), respectivement en première et troisième places, ont connu une croissance de 20,1 % et 35,3 % depuis 2013. La Chine (4,3 milliards de dollars) quant à elle, garde la seconde place mais a néanmoins subi une baisse de 4,8 %, ce qui ne veut pas dire que les collectionneurs chinois achètent moins mais qu’ils achètent aujourd’hui de manière plus internationale. La France suit avec un total de 698 millions de dollars.

Le nombre de lots vendus sur le marché n’a lui augmenté que de 0,5 %. Si l’on compare ceci au 12,1% d’augmentation du marché total, cela signifie que l’on a vendu plus d’œuvres de grande valeur. En effet le nombre de pièces négociées au-delà du million de dollars a augmenté de 10,8%. Dans notre monde globalisé, l’art tient en appétit une clientèle grandissante en quête d’achats. Certains collectionneurs sont en attente de pièces de grande qualité et ont les moyens de la surenchère. De fait, en 2014, 139 lots ont été vendus aux enchères au-delà de 10 millions de dollars et représentent à eux seuls 21,7 % du marché.

Une vente record !

Cette année encore, c’est l’art d’après-guerre et contemporain qui a tiré le marché vers le haut. La maison de ventes Christie’s a réalisé, en novembre dernier à New York, la vente la plus chère jamais connue en dispersant 75 œuvres pour un montant de 852,9 millions de dollars. Vingt lots y étaient proposés avec des estimations basses supérieures à 10 millions de dollars, et la vente a enregistré 15 records pour des artistes des XXe et XXIe siècles.

En terme d’œuvre record, Chariot, la sculpture en bronze conçue par Alberto Giacometti en 1950 est l’œuvre la plus chère vendue aux enchères en 2014. C’est sous le marteau de Sotheby’s à New York que l’œuvre du sculpteur suisse a été acquise pour 101 millions de dollars par un collectionneur américain.

Certains artistes sont plus recherchés que d’autres et il est intéressant de noter que dix noms seulement ont réalisé 19,4 % du marché : Andy Warhol, Pablo Picasso, Francis Bacon, Gerhard Richter, Mark Rothko, Qi Baishi, Claude Monet, Zhang Daqian, Alberto Giacometti et Jean-Michel Basquiat. A suivre …

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