Vu la cyclicité saisonnière, la volatilité boursière devrait augmenter au cours des mois d’été

par défaut 2014-09-24 à 18.21.04Par Guy Wagner, chief investment officer de la Banque de Luxembourg

Après un premier trimestre particulièrement favorable, les hausses des indices boursiers sont devenues plus modérées au cours des deux derniers mois. Les actions restent toutefois le placement par défaut en raison de la poursuite de l’environnement de taux zéro. Si la cyclicité saisonnière des 30 dernières années se répète, la volatilité boursière devrait augmenter au cours des mois d’été, étant donné que la période de mai à octobre est généralement nettement moins favorable pour les bourses que la période de novembre à avril. Rétrospectivement, les marchés américains et européens ont légèrement progressé en mai.

Une première hausse des taux directeurs américains au courant de cette année demeure l’objectif de la Réserve fédérale

Le comité monétaire de la banque centrale américaine ne s’est pas réuni au mois de mai. Lors d’un discours, Janet Yellen, la présidente de la Réserve fédérale, a répété qu’elle continuait d’envisager une première hausse des taux directeurs américains au courant de cette année. En Chine, les autorités monétaires ont baissé pour la deuxième fois cette année leur principal taux directeur de 25 points de base pour le ramener à 5,1 %.

Les rendements des obligations d’Etat se redressent

Au cours de la première moitié du mois de mai, les rendements des obligations d’Etat ont continué à se redresser. Au cours de la deuxième quinzaine, ils se sont à nouveau partiellement détendus, sauf dans les pays périphériques de la zone euro dont les marchés obligataires souffrent du faible avancement des négociations entre la Troïka et la Grèce. Sur l’ensemble du mois, le taux de l’emprunt d’Etat à 10 ans a augmenté en Allemagne, en Italie, en Espagne et aux Etats-Unis. Malgré leur remontée, les taux longs européens restent à des niveaux peu attrayants. Les obligations d’Etat américaines demeurent la seule alternative valable dans les pays industrialisés, étant donné qu’elles disposent encore d’un potentiel d’appréciation si l’activité économique continue de décevoir. 

 Le dollar devrait rester ferme par rapport à l’euro

Au cours de la première moitié du mois de mai, l’euro a poursuivi son mouvement d’appréciation entamé en avril. Les propos de Yellen vers la mi-mai, soutenant le scénario d’une première hausse des taux directeurs américains au cours de cette année, ont inversé la tendance, de sorte que la devise européenne a terminé le mois de mai à 1 dollar 10 par rapport à 1 dollar 12 fin avril. Tant que le marché reste convaincu d’une remontée des taux directeurs américains au cours de la deuxième moitié de 2015, le dollar devrait rester ferme par rapport à la monnaie européenne.

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