L’environnement boursier devrait rester volatil

par défaut 2014-09-24 à 18.21.04Par Guy Wagner, Banque de Luxembourg

Malgré une frayeur en début de mois, la plupart des indices boursiers américains, européens et japonais ont terminé le mois de décembre sur des niveaux proches de leurs plus-hauts de l’année. Depuis le mois d’octobre, la volatilité sur les marchés boursiers a considérablement augmenté. Compte tenu de la poursuite de la baisse des prix pétroliers et des incertitudes quant à l’issue des élections législatives grecques, l’environnement boursier devrait rester nettement plus volatil dans les mois à venir. Les Etats-Unis ont repris le rôle de moteur de la conjoncture mondiale.

Le principal soutien de l’économie mondiale provient des Etats-Unis qui ont retrouvé un rythme de croissance du PIB aux alentours de 3 %. Dans les autres régions, l’activité conjoncturelle peine à repartir. Dans la zone euro, l’indicateur du climat des affaires IFO s’est légèrement redressé en Allemagne. La France et l’Italie continuent de souffrir du manque de réformes et du chômage élevé. Au Japon, le report du projet d’augmentation de la TVA de 8 % à 10 % d’octobre 2014 à avril 2016 devrait permettre à l’économie nipponne de se reprendre quelque peu après deux trimestres consécutifs de baisse du PIB.

Les obligations d’Etat affichent des performances remarquables

Dans la zone euro, les perspectives de l’annonce imminente du rachat d’obligations d’Etat par la Banque centrale européenne (BCE) ont conduit à la poursuite du recul des taux longs. Ainsi, le rendement de l’emprunt d’Etat à 10 ans a baissé en Allemagne, en Italie et en Espagne. Aux Etats-Unis, les rendements obligataires ont peu bougé. Sur l’ensemble de l’année 2014, les obligations d’Etat ont continué à surprendre par des performances remarquables. Compte tenu du niveau dérisoire des rendements obligataires actuels, l’évolution historique des emprunts d’Etat n’est plus représentative du potentiel de performance future.

La faiblesse de l’euro reste le scénario le plus probable

La monnaie européenne a terminé 2014 sur ses plus-bas de l’année par rapport au dollar américain. Sur l’ensemble de l’année 2014, l’euro a perdu 12 % par rapport au billet vert. En raison des perspectives divergentes des économies et politiques monétaires américaines et européennes, une poursuite de la faiblesse de l’euro semble toujours être le scénario le plus probable, pour autant que les intentions de rachat d’obligations d’Etat par la BCE mentionnées récemment de façon répétitive par plusieurs hauts responsables monétaires européens se concrétisent.

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