Hit-parade des fonds: Quels sont les « top » et « flop » en 2015 ?

par défaut 2015-12-07 à 11.44.13par défaut 2015-12-09 à 10.57.45En cette fin d’année, l’heure des bilans a sonné dans les portefeuilles. Quelles sont les valeurs qui ont été les moteurs de performance et quelles ont été celles qui ont plombé les résultats ? Le constat est simple : les valeurs européennes ont comblé les espérances des investisseurs alors que le Brésil n’a cessé de s’enfoncer dans un marasme économique, budgétaire et financier. Comment explique-t-on ces performances ?

Un premier constat peut être posé : l’Europe, malgré la crise grecque, a connu une croissance modérée et les perspectives sont plutôt encourageantes. « En 2015 la croissance mondiale restait une fois de plus en-dessous des attentes des analystes. Surtout dans les pays émergents, la croissance n’était pas au rendez-vous. En Europe, par contre, la croissance économique correspondait bien aux attentes », estime Erik Joly, Chief economist chez ABN Amro.

Cette reprise de la croissance est essentiellement due à la hausse de la demande intérieure. « Le premier moteur de la croissance en Europe est la reprise de la demande intérieure grâce à la baisse des prix pétroliers. Le second moteur est la légère amélioration des investissements des entreprises », reconnaît Florence Pisani de chez Candriam. Les taux de chômage restent élevés mais sont cependant en baisse, la consommation est donc soutenue par la création d’emplois et, dans certains pays, par une amélioration des salaires horaires. La croissance en Europe a été également soutenue par la chute du prix des matières premières (essentiellement le pétrole), la baisse des taux d’intérêt et par un euro faible qui a permis de soutenir les exportations. Pour 2016, la croissance espérée devrait être de l’ordre de 1,9%. Cette région connaîtra encore une longue période d’inflation faible, de croissance molle et de taux d’intérêt au plancher. La politique migratoire sera au centre des débats en 2016 et sera, sans doute, l’élément principal à suivre pour la cohérence de l’Union européenne. Dans cet environnement, les actions européennes continuent à avoir la cote auprès des stratégistes. Il convient cependant de bien sélectionner ces valeurs sur base de la qualité des bilans des entreprises, sur base de leur avantage compétitif durable dans leur secteur et de leur capacité à dégager des bénéfices. Une attention particulière devra être portée aux valorisations.

Dans le bas des classements, nous retrouvons le Brésil. Ce pays a raté tous ses rendez-vous. « Ce pays est caractérisé par un important déficit de sa balance courante. L’évolution de son endettement public est particulièrement inquiétante et les indicateurs de confiance n’engagent pas à l’optimisme », souligne Anton Brender, Economiste chez Candriam. Ce pays est fortement dépendant de l’évolution des prix des matières premières. Or, ces prix n’ont cessé de chuter. La majorité des exportations de ce pays sont des produits non manufacturés. Par ailleurs, l’inflation a dérapé et les problèmes budgétaires y sont importants. Le Brésil est donc confronté à la fois à des problèmes structurels et conjoncturels. « Nous voyons peu d’espoir d’une reprise consistante à court terme dans ce pays surtout si l’on considère aussi le contexte de fragilité politique et sociale », prévient Anton Brender.

Source des données chiffrées : Morningstar

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