Flash actu : Cessons de jouer à nous faire peur !

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Lors des cours de finances organisés pour les femmes dans le cadre de la MoneyStore Academy, une question revient régulièrement : doit-on craindre une nouvelle crise financière ? Il est vrai que certains propos tenus dans la presse ont de quoi susciter l’inquiétude. Mais doit-on vraiment accorder un intérêt et une importance à ce genre de discours ? Pour être reconnu dans le monde économique, faut-il nécessairement être alarmiste ? Nous ne le pensons pas. Par contre, il faut continuellement s’informer sur la situation politique et économique. Penchons-nous sur une enquête récemment réalisée par l’agence Reuters auprès d’économistes qui révèle un certain optimisme.

« Les économistes ont maintenant largement la conviction que l’économie de la zone euro est sur la voie d’une reprise durable. Cette étude évalue par ailleurs à un peu plus de 25% le risque de voir la Grèce quitter l’union monétaire. La croissance de la zone euro est attendue à 0,4% par trimestre jusqu’à la mi-2016, ce qui donnerait un taux annuel de 1,4% cette année puis de 1,6% l’an prochain. Ces chiffres sont largement inchangés par rapport à la précédente enquête de mars mais les économistes interrogés sont désormais une très nette majorité (30 banques sur les 36 ayant répondu à la question) à parler de reprise durable en Europe, alors que la zone euro a été perçue pendant des années comme un foyer de risque pour l’économie mondiale », peut-on lire dans un communiqué de cette agence.

Il faut reconnaître que la force de la zone euro ressort de trois faiblesses : la faiblesse des prix pétroliers, la faiblesse de l’euro face au dollar et la faiblesse des taux d’intérêts. La Banque centrale européenne a joué son rôle et prévoit encore des rachats d’actifs jusqu’en septembre 2016 ou jusqu’à ce que l’inflation retrouve le niveau de 2% visé par la BCE.

Et qu’en est-il de la menace grecque ? « La possibilité d’une sortie de la Grèce de l’union monétaire est considérée comme le principal risque pour les perspectives économiques de la zone euro. Athènes peine à payer ses fonctionnaires et doit recevoir une nouvelle tranche d’aide pour rembourser le mois prochain un prêt de près d’un milliard d’euros au Fonds monétaire international. La réponse médiane des économistes permet d’évaluer le risque d’un « Grexit » à 28%, un chiffre en légère hausse par rapport à l’enquête de mars même s’il est moins pessimiste que certains scénarios qui circulent sur les marchés obligataires », note encore Reuters. De son côté, Mario Draghi reste confiant dans le redressement de la croissance en Europe.

Il ne faut pas perdre de vue que personne ne peut prétendre avoir la capacité de prédire l’avenir. Il faut arrêter de jouer à se faire peur. Sans pour autant tomber dans un optimisme béat, il faut savoir garder confiance tout en restant vigilants. Rappelons aussi que la meilleure façon de se prémunir contre les risques dans un portefeuille est de bien le diversifier. En conclusion, nous reprenons les propos d’un observateur averti des marchés qui déclarait récemment: « Dans la reprise, le point fort c’est la confiance. Crier au loup, est contreproductif voire criminel ».

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Une réponse à Flash actu : Cessons de jouer à nous faire peur !

  1. Cool dit :

    Vivement que la Grèce sorte de l’Europe, les grecs sont des fainéants, des menteurs, des voleurs, des comédiens. Que la Grèce sorte, l’argent servira à aider les migrants que notre système d’économie politique a fini, directement ou indirectement, par chasser de chez eux.

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