Qu’est-ce que les futures ?

DSC_2589Par Keytrade Bank

Les « Futures » sont des instruments financiers de la catégorie des contrats à terme. Le principe de ce type de contrats est de permettre la négociation, achat ou vente, d’actifs quelconques dans le futur. Ce sont des produits dérivés car leur prix va dépendre de l’évolution des prix au comptant du bien sur lequel ils portent, le sous-jacent. Ces sous-jacents peuvent être des devises, matières premières alimentaires ou énergétiques (gaz, pétrole), des métaux, taux d’intérêt, mais également des indices boursiers comme le CAC40, le S&P500, le Nasdaq ou le DAX. Pratiquement tous les indices des grandes bourses font l’objet de contrats futures.

Le trading sur matières premières remonte au XVIIIème siècle au Japon avec le riz et la soie et parallèlement en Hollande avec les bulbes de tulipes.  Le trading sur matières premières aux Etats-Unis débuta au milieu du XIXème siècle avec l’établissement de marchés centralisés du grain où les agriculteurs apportaient le fruit de leurs récoltes afin de les vendre directement. Plus tard, les premiers contrats de type future apparurent et étaient dans un premier temps privés, entre un vendeur et un acheteur.

Bien que ces contrats débutèrent avec des matières premières traditionnelles telles que le grain, la viande et le bétail, ce marché s’est progressivement étendu pour inclure les métaux, l’énergie, les indices, les devises, les taux d’intérêts etc.

Plus tard dans les années 70, apparurent les futures sur instruments financiers au Chicago Mercantile Exchange. Ceux-ci connurent rapidement un succès fulgurant et ne tardèrent pas à dépasser les futures sur matières premières en terme de volume et d’accessibilité aux marchés.

Aujourd’hui, il existe plus de 75 marchés proposant l’accès à de nombreux contrats futures.

Un exemple nous aidera à mieux comprendre :

Imaginons que vous êtes producteur de blé. La récolte se fait en été, mais les ventes n’auront lieu qu’en automne. Le blé se traite aujourd’hui sur le marché au comptant à 690 $ la tonne. Au prix actuel, vous savez combien vaut votre récolte; ce que vous ignorez, c’est le prix auquel vous pourrez vendre cette récolte dans 3 mois. Pour éviter de perdre de l’argent si les prix venaient à connaître une chute inattendue, vous pouvez vous entendre aujourd’hui avec un acheteur pour lui vendre votre blé dans trois mois à un prix que vous fixerez dès maintenant.

Dans cet exemple, acheteur et vendeur ont des stratégies opposées. De votre côté, vous pensez que le blé va baisser et vous préférez le vendre au cours d’aujourd’hui qui vous satisfait, le vendeur, de son côté, anticipe plutôt une hausse des prix d’ici 3 mois et compte faire une bonne affaire.

Les futures permettent essentiellement l’établissement de stratégies bien distinctes :

1)         La couverture :

La couverture est une pratique qui consiste à se protéger contre un risque non désiré. C’est un comportement général employé aussi bien par les industriels, qui cherchent à se prémunir contre les fluctuations des marchés de capitaux, que par les investisseurs sur les marchés financiers.

Imaginons qu’une personne possède physiquement de l’or et qu’elle souhaite se protéger contre une baisse du prix de celui-ci.

Il va pouvoir grâce au contrat future compenser ses pertes. En effet, en vendant à découvert un future sur l’or, il va pouvoir annuler la perte encourue sur son or physiquement détenu.

2)         La spéculation :

La spéculation se caractérise par l’acceptation d’un risque. Le spéculateur est celui qui prend position. Il fait un pari sur l’évolution future d’une valeur. C’est un comportement qui est donc radicalement différent de celui de la couverture. C’est le comportement de l’investisseur en général, dans la mesure où, cherchant à prévoir des évolutions futures, il va spéculer sur l’avenir. La spéculation joue un rôle fondamental : assumer des risques que les autres intervenants ne veulent pas supporter. Tout spéculateur minimise ainsi le risque des autres intervenants.

Les Futures fonctionnent avec effet de levier. L’effet de levier est une forme de prêt qui permet d’acheter ou vendre 2 à 5 fois plus d’actions que le capital dont on dispose réellement. Ainsi, les bénéfices (ou les pertes) sont démultipliés en pourcentage du capital. L’effet de levier est ce qui rend les contrats futures particulièrement spéculatifs. C’est à la fois un avantage et un risque. Avantage car leur utilisation vous permettra de faire des performances très appréciables (plusieurs centaines de % par an), mais bien entendu cet effet de levier peut se retourner contre vous si les marchés évoluent en votre défaveur.

Les détails du processus de livraison du sous-jacent sont publics. Quantité, qualité, date et lieu sont standardisés et sont déterminés par les autorités du marché à terme lors de la création de chaque « échéance » du contrat à terme.

Le principe de la livraison est indispensable au bon fonctionnement du marché. Lui-seul permet de faire converger à l’échéance les prix du contrat à terme et de son sous-jacent. Cependant, celle-ci n’intervient que rarement. En effet, les opérateurs ferment le plus souvent leur position avant l’échéance du contrat, c’est-à-dire qu’ils rachètent ou revendent sur le marché le nombre exact de contrats à terme qu’ils y avaient auparavant vendus ou achetés. Dans certains cas, comme celui des contrats sur indices ou sur taux (par exemple sur taux LIBOR), une livraison serait malaisée car l’actif sous-jacent n’existe pas physiquement. On procède donc simplement au paiement de la différence de prix entre le cours de clôture du contrat et la valeur finalement constatée de l’actif. Cette procédure est appelée cash settlement, c’est-à-dire mot-à-mot : règlement en numéraire. Le type de livraison (livraison en numéraire ou livraison du sous-jacent) est clairement indiqué dans le contrat. Il peut aussi exister des contrats à terme sur un actif physiquement existant dont la livraison se fera en numéraire. Il est donc primordial de se renseigner sur le type de livraison avant de s’engager dans de tels contrats.

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– corner investir

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