Hit-parade des fonds : Vladimir cause du souci !

par défaut 2014-08-08 à 17.32.57par défaut 2014-08-08 à 17.30.30Les chiffres l’attestent : ce qui se passe dans le monde a un impact dans les portefeuilles des investisseurs et la crise ukrainienne en est la preuve. A fin juillet, ce sont, une fois de plus, les fonds investis en actions russes qui affichent les moins bonnes performances depuis le début de l’année.

« Les marchés financiers ne semblent pas pouvoir résister à la réminiscence de l’ambiance de guerre froide qui s’est récemment installée », constate les analystes de DNCA Finance. On ne voit pas poindre le dénouement de cet imbroglio ukrainien et il faut encore tenir compte, qu’au-delà du conflit russo-ukrainien, les tensions géopolitiques sont particulièrement exacerbées pour le moment. Dans cette ambiance, les investissements obligataires jouent le rôle de valeurs refuge.

Mais au-delà de ce conflit quelle est la situation de l’économie russe ? Le ralentissement des investissements  privés et de la consommation a engendré un recul de la croissance économique qui ne devrait plus être que de 0,5% en 2014 contre 1,3% en 2013. « Les finances publiques sont largement dépendantes des prix du pétrole et sont en train de se détériorer. On s’attend à un accroissement du déficit budgétaire. L’inflation devrait s’accélérer sur base d’une augmentation des prix à l’importation poussée par la dépréciation du rouble », estime Nikolay Markov de chez Pictet Asset Management.

De plus, la Russie est soumise au risque d’assister à un arrêt de son financement externe en raison des sanctions financières imposées par la commission européenne. « Cependant, des sanctions européennes plus fortes ne sont pas très crédibles en raison de la forte dépendance énergétique des pays d’Europe de l’Est (et de l’Allemagne) par rapport à la Russie. Le gaz naturel liquéfié ne peut être substitué facilement par une autre source d’énergie à court terme pour des raisons techniques et de prix », constate Nikolay Markov.

Cependant, sur les marchés, la confrontation entre les Etats-Unis et l’Europe d’un côté et la Russie de l’autre, occulte les publications semestrielles des entreprises occidentales qui attestent bien d’une reprise économique mondiale. Cette reprise s’avère cependant disparate et hétérogène. Les entreprises tardent encore néanmoins à reprendre leur cycle normalisé d’investissements et d’embauches notamment en Europe. « Pour l’instant, Vladimir Poutine, comme en son temps son prédécesseur en 1917 dont il partage le prénom, tient encore le monde occidental en haleine », relève les analystes de DNCA. Et ce sont les actions russes qui en payent le prix à travers une baisse des marchés boursiers de ce pays.

Source des données chiffrées : Morningstar

Lire aussi :

la Chine séduit toujours

L’heure est à la flexibilité pour les investisseurs obligataires

 

Ce contenu a été publié dans Hit-Parade des fonds, avec comme mot(s)-clé(s) , , , . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.