Préparer sa pension, toute une gestion

Photo128#2Par ING IM

Entendre parler de pension quand on commence à travailler paraît être du non-sens. Pourtant, plus on commence à économiser tôt plus les rendements seront élevés à long terme. Par ailleurs, les seniors d’aujourd’hui ont des attentes différentes par rapport à celles de leurs parents il y a une génération. Ils sont plus actifs et mieux formés. Connectés sur Internet, ce sont des consommateurs avertis et exigeants. Ils font du sport, voyagent et ont une vie sociale encore bien remplie. Il est donc bien révolu le temps de bon-papa au coin du feu et de bonne-maman en cuisine préparant le potage.

Les seniors entendent bien profiter de la vie même si se profile souvent à l’horizon le spectre de la vieillesse et des soucis médicaux qu’elle peut engendrer. Car si l’espérance de vie augmente, on assiste aussi au phénomène de sur-vieillissement qui engendre une qualité de vie nettement moindre à partir d’un âge plus avancé. Jusqu’à quand va-t-on pouvoir bénéficier d’une vie active ? Combien cela coûtera-t-il d’aller en maison de soins ou de bénéficier d’une aide médicale à domicile ?

Le portefeuille que l’on se constitue au fil de la vie doit tenir compte de tous ces aspects. Mais comment se constituer un portefeuille pour sa pension ? Le portefeuille doit se concevoir tout au long de la carrière professionnelle et doit être revu au fil du temps. Au début, il peut contenir une part plus grande en actions puisque l’horizon de temps est long. Au fur et à mesure que l’on se rapproche de l’âge de la pension, il faut refaire le point avec son gestionnaire pour voir comment assurer plus de sécurité et moins de volatilité dans le portefeuille.

Il est donc important que l’investisseur établisse lucidement son profil de risque. Il devra également établir son planning financier en tenant compte de ses besoins, des rentrées attendues et de ses dettes à rembourser. Beaucoup de seniors perdent de vue que la pension légale ne sera pas suffisante pour leur assurer un train de vie à la hauteur de leurs espérances. Avec une pension moyenne de 1.000 euros par mois, comment faire face aux frais que peut engendrer l’emménagement dans une maison de soins ? L’épargne que l’on se constitue durant la vie active devra donc subvenir à ces besoins. N’oublions pas que si les obligations représentent le matelas de sécurité d’un portefeuille, les actions en sont le moteur de performance. Il ne faut donc pas s’endormir sur son épargne. Une épargne régulière associée à une gestion active et dynamique permettra de s’assurer un patrimoine pour les vieux jours.

Les aspects fiscaux ne doivent pas être négligés. En effet, de nombreuses solutions d’investissements à long terme bénéficient de déductions fiscales (épargne-pension, assurance-vie, deuxième pilier pour les indépendants,…). Au-delà de ces options, l’investisseur doit aussi être conscient que, parfois, ne pas prendre de risque constitue un risque. Laisser des sommes importantes dormir sur le livret d’épargne fait courir le risque d’érosion monétaire. L’inflation peut, au fil du temps, venir éroder le rendement de ce type de placements et faire peser la menace de ne pas bénéficier de suffisamment de revenus lorsque sonnera l’heure de la retraite. Aujourd’hui, les sicav et les fonds indiciels offrent une panoplie qui permet de se constituer un portefeuille géré par des professionnels à moindres coûts. Lorsque sonnera l’heure de la pension, il faudra aussi voir si les revenus du portefeuille permettent à eux seuls de subvenir aux besoins ou s’il est nécessaire de consommer une partie du capital. Au moment du départ à la retraite, un entretien avec son gestionnaire permettra de refaire le point sur un portefeuille qui, une fois constitué, servira à assurer le train de vie pour quelques années encore.

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