Actualité : Vue de Londres, perspectives d’investissements

IMG_1385Avec l’automne, les asset managers internationaux réunissent la presse internationale pour un traditionnel rendez-vous annuel à Londres. Cette année c’est J.P. Morgan qui ouvre le feu. Dans des économies qui retrouvent le chemin de la croissance, les marchés restent encore obsédés par les politiques des banques centrales et plus spécialement par les agissements de la FED.

« On relève le redressement de l’économie américaine grâce à des signaux comme la hausse des ventes des voitures des particuliers ou encore des commandes de biens comme les avions, par exemple. Le marché de l’emploi enregistre de bons résultats qui ont même surpris la FED. La BCE pourrait, quant à elle, être confrontée à un scénario de déflation. Cependant, nous pensons qu’il ne faut pas encore parler de déflation, cela met la pression sur la BCE. Inflation faible ou désinflation nous paraissent être des termes plus appropriés », souligne Stéphanie Flanders, Chief Market Strategist chez J.P. Morgan.

Dans ce contexte économique, comment investir ? Comment construire son portefeuille ? Les marchés ne sont pas bon marché mais ne sont pas non plus sur-évalués. Il n’y a pas de raisons de ne pas y entrer. L’année 2014 est d’ailleurs la meilleure année pour l’industrie des fonds en Europe en ce qui concerne les flux qui y sont entrés. Les obligations tiennent encore la vedette avec 47% des flux entrants, contre 25% pour les actions et 26% pour les fonds mixtes. « L’environnement devient de plus en plus complexe. Les investisseurs recherchent la diversification et n’hésitent pas à passer à des stratégies flexibles en obligations. Nous relevons trois grands thèmes en 2014. D’une part, les investisseurs recherchent du rendement dans un environnement de taux bas. Les rendements sont faibles en obligations alors que la population vieillit. Les investisseurs doivent dès lors considérer la diversification comme une source de revenus. De plus, l’attention des investisseurs se porte aussi sur la volatilité. Dans ce cadre, les actions de grande qualité intégrées dans une approche plus large en crédit et avec une bonne diversification peuvent aider à la préservation du capital. Enfin, il faut aller capturer la croissance globalement et, dans cette optique, nous pensons que l’Europe et le Japon pourraient profiter des politiques de quantitative easings », estime Jean-François Hautemulle, Head of Product Strategy. Les stratégistes de chez J.P. Morgan privilégient un portefeuille balancé entre actions et obligations. Ils sont positifs sur les actions américaines, japonaises et européennes hors Royaume-Uni. « Nous aimons particulièrement les actions des grandes sociétés américaines », avoue James Elliot, Chief Investment Officer. Dans les placements obligataires, leur préférence va vers le crédit aux pays périphériques européens, aux obligations britanniques, aux obligations high yield américaines et des pays émergents. Les portefeuilles doivent, plus que jamais, miser sur la flexibilité et la diversification.

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