Le marché du crédit : 2% de rendement excédentaire depuis le début de l’année

Capture d’écran 2011-10-28 à 15.36.27Par Dexia AM

En août, dans un contexte d’améliorations des données économiques en zone euro, avec le niveau du PMI manufacturier pour la zone euro ressortant à 51,4 (contre 50,4 le mois dernier), le marché crédit « investment grade » s’est bien comporté, poursuivant une performance positive sur le même rythme que le mois précédent.

Ainsi le marché crédit « investment grade » a enregistré une performance de rendement excédentaire de 35 points de base. Dans cet environnement favorable, les émetteurs high beta ont le mieux performé ; les dettes subordonnées et périphériques affichant les meilleures performances.

Au cours de cette période estivale, les primes de risque se sont rétrécies de 16 points de base avant d’être quelque peu chahutées en fin du mois. Alors que la publication des résultats trimestriels touchait à sa fin et les faibles volumes poussaient les spreads de crédit au plus bas, ce sont les inquiétudes macroéconomiques venant des pays  émergents et le potentiel « tapering » de la Fed, ainsi que les tensions géopolitiques autour de la Syrie qui sont venus perturber le marché du crédit.

Le calendrier du marché primaire est assez chargé avec une vague d’émissions subordonnées dites « hybrides » comme Volkswagen, Enel, Telefonica…Sur la deuxième semaine de septembre, on comptait déjà 80.1 milliards de dollars d’émissions non financières aux Etats Unis. Verizon a réussi à lever le montant record de 49 milliards de dollars, surpassant ainsi l’émission d’Apple de 17 milliards en avril dernier. Malgré ce flux de nouvelles émissions, le support technique pour cette classe d’actifs reste très solide.

A quoi s’attendre par la suite?

En mai dernier, l’annonce de réduction du programme d’achat par la Fed a eu un impact significatif sur les classes obligataires dont le crédit « Investment Grade ». La hausse des taux américains a eu pour autre conséquence d’engendrer des sorties de capitaux des pays émergents, les investisseurs retrouvant des niveaux de rendement plus attrayants sur leur marché domestique (taux réels positifs).

L’amélioration macroéconomique qui conditionne le changement de politique de la Fed supportera à moyen terme les classes d’actifs les plus risquées. Une expansion de l’activité économique améliore la génération de revenus opérationnels et favorise les opérations de fusions et acquisitions.

De plus, une hausse de taux ne détériorera pas les fondamentaux des sociétés de la catégorie « Investment Grade ». D’une part, les conditions de financement restent avantageuses, la distribution de leur dette est plus étalée et la plupart des émetteurs non financiers se financent à taux fixe. D’autre part, les banques, toujours dans un processus d’assainissement des bilans, pourraient tirer profit d’une hausse des taux d’intérêt en augmentant la marge sur  leurs produits ce qui viendrait améliorer leurs résultats opérationnels. Les assureurs également devraient bénéficier aussi d’une réduction de cette « répression financière » qui viendra améliorer la rentabilité de leurs engagements à long terme.

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