La dette corporate en 2013 : toujours intéressante aux yeux des investisseurs

Par Dexia Asset Management

Suite à l’impressionnante contraction de la prime de risque de plus de 180 points de base et au faible niveau des taux allemands, le rendement à maturité des obligations d’entreprise a atteint son point le plus bas des 10 dernières années, soit un taux de 2,18%. Dans un environnement de taux bas, 2013 restera favorable au marché du crédit.

Bien que le climat économique européen demeure morose, l’afflux de liquidité et la recherche de rendement supporteront davantage la classe des obligations d’entreprises. Les politiques financières des entreprises demeurent prudentes face à l’incertitude, elles se refinancent aisément et disposent toujours de coussins de liquidité

Pourtant, une légère détérioration des fondamentaux est à craindre. La qualité de crédit se détériore quelque peu, suite aux importantes levées de capitaux et à la faiblesse des revenus réalisés en Europe. Bien que les sociétés de bonne qualité soient bien diversifiées géographiquement, les futures publications trimestrielles seront sujettes à révisions tant leurs attentes restent élevées. D’autre part, le secteur financier, sous la loupe depuis maintenant quatre ans, poursuit l’assainissement de sa santé financière à travers un renforcement du capital et une réduction des risques bilantaires et ce, au détriment de la rentabilité. Les avancées réglementaires telles que l’instauration d’un cadre de résolution, la directive de bail-in ou encore le mécanisme européen de supervision bancaire ont pour but de construire à long terme un système financier plus sain et plus résistant aux crises.

Le risque systémique qui pèse sur l’Europe s’est quelque peu réduit. Les injections de liquidités par les banques centrales ont donné une bouffée d’oxygène aux acteurs du sud de l’Europe, des remèdes à la crise souveraine ont été proposés mais les enjeux politiques dominent l’avant-scène.

Cependant, la recherche de rendement poussera les primes de risques à des niveaux plus bas fin 2013 ! Face à des taux monétaires proches de 0% et à un soutien technique d’offre nette négative (les obligations arrivant à maturité dépassant la faible offre de nouvelles émissions), les obligations d’entreprises continueront d’intéresser les investisseurs. En effet, le crédit affiche un endettement plus sain que les autres acteurs économiques, offre un couple rendement risque qui permet aux investisseurs de dégager des rendements entre 2 et 3 % et présente une large palette  de signatures.

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