Hit-parade des fonds : Quelle stratégie adopter ?

par défaut 2013-11-08 à 09.39.45par défaut 2013-11-08 à 09.40.05Depuis le mois de février de cette année, les actions japonaises caracolent en tête du classement établi mensuellement par le site Moneystore pour les fonds commercialisés en Belgique (toutes catégories confondues). Quant aux fonds investis dans les mines d’or, ils s’enfoncent dans le bas de ce classement depuis avril 2012. Face à une telle régularité dans les bonnes ou mauvaises performances, comment adopter sa stratégie d’investissement ?

« C’est une question très philosophique. Quand un investisseur place son argent, il veut être investi au mieux et, pour lui, le mieux se limite souvent à la performance. Or, la performance ne se voit qu’après avoir investi. Il convient d’investir dans ce qui correspond le mieux à ses besoins », note Jacky Goossens, gestionnaire de portefeuille à la Banque Degroof.

Les questions à se poser avant d’investir conditionneront à la fois la composition du portefeuille et aussi l’attitude qui sera adoptée en cas de hausse ou de baisse de l’actif. Il faut d’abord bien se connaître, savoir ce que l’on veut obtenir de son investissement, quel est son objectif et quelles en sont les contraintes. « Ensuite, on déterminera dans quoi on veut investir en veillant toujours à bien diversifier son portefeuille. On se détermine aussi un scénario : en quelles évolutions je crois et en quelles évolutions les autres croient ? Alors, en fonction de l’évolution des actifs dans le portefeuille, on peut décider de vendre tout ou partie ou d’acheter. Le problème, c’est que, souvent, les investisseurs brûlent les étapes et passe tout de suite aux achats-ventes », souligne Jacky Goossens.

Il convient donc de ne pas s’emballer ni dans un sens ni dans l’autre. On achète bon marché par rapport à ce que l’on estime. Il faut parfois aller à contre-courant et, surtout, analyser la valorisation. Si un marché ou une action monte, cela ne signifie pas nécessairement qu’il soit trop cher. « Dans le cas du Japon, par exemple, il faut voir si, même à ce prix, le marché n’est pas encore sous-évalué. Il faut garder à l’esprit la valeur que l’on a visée. Pour notre part, nous sommes partisans d’une diversification assez large et nous aurons toujours un peu d’actions japonaises en portefeuille même si elles sont chères. Nous n’allons jamais dans des pondérations extrêmes mais plutôt dans une large diversification » admet Jacky Goossens.

On investit en fonction du rendement futur attendu et on regarde si le prix à payer pour ce rendement futur est correct. En ce qui concerne plus particulièrement les mines d’or, il faut être conscient que, comme pour les matières premières en général, la performance est souvent davantage liée à la plus-value du sous-jacent. C’est l’effet de rareté qui influencera les prix plus que l’aspect rendement de l’investissement. Il faut être conscient des particularités de ce type d’investissement.

Source des données chiffrées : Morningstar

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