Hit-parade des fonds : Japon et mines d’or, toujours en une !

Le hit-parade mensuel des fonds de MoneyStore reprend les dix meilleures et dix moins bonnes performances depuis le début de l’année des fonds commercialisés en Belgique, toutes catégories confondues. Ces derniers mois, ce hit-parade ne montre pas beaucoup de variété. La bourse japonaise s’accroche au sommet alors que les mines d’or s’enfoncent toujours.

Cela fait exactement un an que les mines aurifères se sont installées au bas de ce classement. D’abord décorrélées du prix de l’once d’or, elles s’en sont raccrochées au moment où l’or perdait de sa valeur. « Dans les temps incertains que nous connaissons aujourd’hui, certains pourraient penser que l’or serait vu comme un refuge. Cependant, son déclin à double chiffre ces dernières semaines, semble suggérer le contraire. L’affaire chypriote a conduit à une spéculation sur le fait que les banques de l’Eurozone pourraient avoir tendance à vendre leurs réserves d’or pour combler les déficits publics, ce qui a pesé sur les sentiments par rapport à l’or. Mais le plus important c’est que le métal jaune se soit transformé, ces dernières années, d’une pure valeur-refuge en une classe d’actif qui est traitée comme les autres matières premières », souligne Mike Turner, Head of Global Strategy & Asset Allocation chez Aberdeen Asset Management. Si l’on considère que l’inflation reste un risque pour la zone euro, même si elle semble éloignée, l’or constitue une des meilleures assurances dans ce scénario. D’un autre côté, les banques centrales des pays émergents augmentent leur exposition en or afin de compenser et de diversifier leurs avoirs en bons du Trésor américain et en dollar. « De ce fait, nous continuons de croire que l’or peut jouer un rôle important au sein d’un portefeuille diversifié et nous l’allouons donc comme une classe d’actifs au sein des portefeuilles », note Mike Turner.

Quant au Japon, les données macroéconomiques semblent très favorables au moins jusqu’en 2014. « Après les prochaines élections cet été, la clarté sur les politique de croissance devra être faite. Nous pensons que la politique japonaise qui combine trois éléments, un élément monétaire, une politique de croissance et des stimuli fiscaux est une politique qui peut s’avérer consistante sur le long terme. Les fondamentaux des entreprises et les actuelles valorisations supportent les actions japonaises », estime Jun-Yon Kim, Portfolio Manager chez Fidelity. La situation nippone n’est cependant pas exempte de risques. Il faudra que des réformes soient aussi instituées dans la sphère microéconomique. Par ailleurs, les futures élections et les préoccupations politiques qui peuvent en découler ne doivent pas distraire les autorités de leur but macroéconomique.

Source des données chiffrées: Morningstar

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