Hit-Parade des fonds : le Japon se maintiendra-t-il au top ?

par défaut 2013-10-08 à 16.54.40par défaut 2013-10-08 à 16.54.54Une fois encore, les actions japonaises se hissent, en compagnie des valeurs biotech, au sommet du hit-parade des fonds publié par MoneyStore. La politique du Ministre Abe semble porter ses fruits. Pour rappel, cette politique est construite sur trois axes que l’on appelle aussi « les trois flèches ».

La première est la politique monétaire basée sur un doublement de la masse monétaire. La deuxième consiste en une relance budgétaire qui se fonde sur des incitants fiscaux aux entreprises et des grands travaux d’infrastructures. La troisième flèche consiste en réformes structurelles. L’ensemble de ces mesures appelées « abenomics » portent leurs fruits : les indicateurs économiques sont bons, les cours de bourse grimpent et la faiblesse du yen dope les exportations.

Mais les observateurs notent que cette politique n’est pas exempte de risques.  « Il existe des risques domestiques et extérieurs. Le gouvernement doit maintenir un juste équilibre entre la croissance, les réformes structurelles et la consolidation fiscale. Il doit aussi bien calibrer les mesures au niveau micro-économique dans les entreprises. En abaissant l’impôt des sociétés à des taux comparables aux standards internationaux, il permettra une hausse des investissements domestiques », souligne Alex Treves, Head of Equities chez Fidelity. En effet, on constate que l’épargne domestique est importante au Japon mais que le marché boursier n’est pas très prisé par les Japonais. Il convient donc d’appréhender ce marché avec une certaine prudence et ne de pas se laisser aller à l’euphorie engendrée par la hausse des cours. « La plupart des investisseurs internationaux sous-pondèrent le Japon et bon nombre de ceux qui veulent s’exposer au marché japonais ont tendance à parier sur certains thèmes de manière périodique, sans porter une grande attention aux fondamentaux ou aux valorisations des entreprises. La thématique d’investissement actuelle au Japon se concentre de toute évidence sur les Abenomics, les investisseurs poussant les cours à la hausse sur la base d’hypothèses qui doivent encore se concrétiser et d’initiatives qui doivent encore se montrer durables », constate Guy Wagner, Chief economist à La Banque de Luxembourg.

Dès lors, comment appréhender le marché nippon ? Au niveau de la stratégie d’investissement, tant chez Fidelity qu’à la Banque de Luxembourg, l’approche bottom-up est privilégiée. «Nous appliquons une approche d’investissement bottom-up reposant sur les fondamentaux des entreprises et ne fondons donc pas nos investissements sur des tendances ou thèmes macroéconomiques. Cette approche nous amène à acheter des titres de sociétés rentables qui disposent de bilans solides et d’un avantage compétitif leur permettant de créer de la valeur pour leurs actionnaires sur le long terme », conseille encore Guy Wagner.  Cette stratégie est consistante dans un environnement où il est difficile de naviguer en raison des risques très importants auxquels ce pays doit encore faire face. Affaire à suivre donc.

Source des données chiffrées : Morningstar

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