Hit-parade des fonds : 2012 plombée par les mines d’or

Le hit-parade des fonds de MoneyStore publie les 10 meilleures et les 10 moins bonnes performances des fonds depuis le début de l’année. Ce hit-parade clôture donc l’année 2012.

Que peut-on tirer comme enseignement de cette année ? Les biotechs, la Turquie et les valeurs immobilières asiatiques ont fait la une de nombreux hit-parades mensuels cette année en raison de leurs beaux redressements. Cette hausse se confirme en fin d’année. Rappelons que la Turquie logeait dans le bas du classement lors du lancement de MoneyStore en septembre 2011. Aujourd’hui, on a assisté au soft landing de l’économie turque qui a amené les actions à remonter si haut, un atterrissage couplé à une bonne gestion de la banque centrale turque qui a réussi à convaincre les investisseurs que sa politique peu conventionnelle fonctionnait bien.

Par contre, les mines d’or n’ont cessé de s’enfoncer depuis le début 2012. En cause : à la fois le prix de l’once d’or qui s’est stabilisé pour ensuite baisser en fin d’année. Les sociétés aurifères ont enregistré des décotes de près de 40% durant l’année 2012 et ce, malgré de bons cash-flows, des actifs tangibles et une demande d’or toujours supérieure à l’offre. Mais apparemment, les investisseurs ont manifesté une aversion au risque importante pour ces valeurs. On a attendu durant toute l’année un rattrapage en raison de valorisations intéressantes et, depuis des mois, une relance des cours est espérée en raison d’une forte demande d’or des banques centrales et des pays émergents. Les mines d’or restent donc un secteur très sensible qui subit de fortes pressions. « Les prix de l’or ont terminé l’année en légère hausse, et ce pour la douzième année consécutive, mais sans dépasser pour autant le record de 2011 de l’ordre de 1920 dollars. Le marché a été moins volatil  qu’en 2011, toujours soutenu par le maintien de politiques de relance très accommodantes de la part des banques centrales. En dépit de cette tendance favorable, les mines d’or ont baissé en 2012, pour la deuxième année consécutive. Le manque de discipline financière, associée à une accentuation du risque géopolitique ont contribué largement à cette déception. La pression des actionnaires s’est faite plus pressante en 2012 et de nombreux top managements ont été remplacés. A noter que la performance relative des mines par rapport à l’or s’est stabilisée à partir du mois de mai, le marché espérant une amélioration de la rentabilité du secteur. L’action des banques centrales tant occidentales qu’émergentes demeurera un point central pour le marché de l’or en 2013. La valorisation des mines est revenue sur des points bas historiques. Le potentiel de rebond est très significatif. La prise de conscience par les managements de la nécessité d’avoir plus de discipline financière pourrait servir de catalyseur à une revalorisation du secteur», estime Arnaud du Plessis, gérant actions matières premières chez Amundi. Il apparaît, dans ce contexte, qu’un investissement dans les mines d’or n’est pas à mettre dans les mains des investisseurs trop sensibles aux mouvements de cours.

Source des données chiffrées : Morningstar

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