Qu’est-ce que la microfinance ?

Muhammad Yunus est le fondateur de la microfinance au Bengladesh, un des pays les plus pauvres au monde. La microfinance est un outil de développement social essentiel dans les pays du tiers-monde. Elle consiste à donner des crédits de petits montants (de 50 à 500 euros) à des populations pauvres pour les aider à lancer ou à développer une activité. Elle permet à des familles pauvres d’avoir accès à des moyens financiers auxquels elles n’ont pas accès par l’intermédiaire du secteur bancaire classique.

Ces prêts leur permettent d’obtenir un travail, des revenus et un certain stade de développement. Des institutions financières et des plateformes sur Internet récoltent des fonds chez des investisseurs. Ces fonds sont ensuite envoyés vers des organismes de microcrédit locaux qui prêtent alors aux petits entrepreneurs de ces pays.

Le plus souvent, ces petits crédits financent l’avance nécessaire pour acheter des marchandises ou du matériel pour assurer le lancement d’une microentreprise. Parfois, ils financent un investissement comme des outils ou de l’équipement. Ils peuvent aussi servir à consolider la croissance d’une activité existante. La majorité de ces crédits sont accordés à des femmes. Les montants octroyés sont faibles et le sont par des organismes spécialisés qui sont installés dans les régions en développement. Ces banques locales sont elles mêmes financées par des fonds récoltés au niveau international : soit par des plateformes Internet, soit par des fonds d’investissement, soit par des organismes spécialisés qui récoltent les fonds dans les pays développés. La microfinance existe aussi dans les pays développés, dont la Belgique, mais elle sert surtout à financer les plus pauvres dans les pays en voie de développement.

Comme nous l’avons souligné, les fonds destinés à la microfinance sont principalement récoltés dans les pays occidentaux à destination des pays en développement. Pour un investisseur belge, il n’est cependant pas possible d’octroyer directement des microcrédits dans ces pays. Il n’existe pas non plus de sicav à destination des investisseurs particuliers qui leur permettent de soutenir des opérations de microcrédits. Il existe cependant un moyen de soutenir cette activité par l’intermédiaire de coopératives occidentales (dont des coopératives belges) spécialisées dans ce secteur. Les investisseurs peuvent souscrire des parts de ces coopératives. Ce capital est investi ou prêté à des sociétés de microcrédits dans les pays en développement. Ces sociétés de microcrédits locales octroient des prêts aux entrepreneurs ou agriculteurs locaux. Les coopératives belges ne prêtent donc pas directement aux particuliers mais elles sélectionnent des institutions de microcrédits dans ces pays. Elles s’emploient à trouver des institutions qui ont une bonne santé financière, qui sont fiables et qui ont une mission sociale claire.

Source de l’illustration: Incofin

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