Femmes en entreprise : comment prendre sa juste place ?

IMG_0989Par la Banque Degroof

Plus personne ne niera, aujourd’hui, que la richesse d’une entreprise vient de l’harmonie entre les valeurs féminines et masculines. Plus que jamais, les femmes doivent être conscientes qu’elles ont un rôle à jouer dans les entreprises, les comités de direction et les conseils d’administration. Cependant, pour beaucoup d’entre elles, le manque de confiance en leurs capacités les empêche de prendre leur juste place.

Pour les aider à légitimer leur position et à faire côtoyer cette diversité de valeurs dans l’entreprise, Isabelle Maes, executive coach certifiée et fondatrice de I’m-management, propose des coachings et des formations spécialement  axées sur ce « savoir-être ». Quel est le secret de cette attitude qui rétablit les femmes à leur juste place ?

La première question à laquelle sont confrontées ces femmes est de savoir quelle est leur mission et surtout… quels sont les avantages d’être une femme en entreprise. « Ce qu’il faut éviter à tout prix c’est que les femmes se comportent comme des hommes parce qu’elles perdent alors leur qualité essentielle. A force de se conformer et de se glisser dans un costume qui n’est pas le sien, on risque de perdre sa force. Par contre, il ne faut pas nier non plus les difficultés qu’ont certaines femmes à prendre leur juste place », souligne Isabelle Maes. Car il s’agit de s’imposer sans dominer et d’acquérir sa pleine puissance. Les femmes en entreprise prennent souvent une place qu’elles croient être la leur mais qui ne l’est pas. « Certaines femmes continuent à jouer leur rôle de mère en surprotégeant et en supportant trop leurs équipes. Or, dans ce cas, le collaborateur est infantilisé et sa prise de responsabilité et son autonomie sont limitées », constate Isabelle Maes. Les femmes ont également tendance à endosser le rôle de sauveur. Il faut donc qu’elles passent du concept de materner à celui de manager.

Elles doivent aussi passer au-dessus de certaines croyances qui leur ont été inculquées et qui sont parfois paralysantes : être parfaite, faire plaisir, faire des efforts ou vouloir tout contrôler. Souvent, elles éprouvent des difficultés à passer du micro-management à la direction d’un département. « Il faut bien savoir distinguer nos croyances portantes et nos croyances limitantes. Quelle est ma force ? Quelle est la croyance qui me paralyse, me limite ? Comme le dit Don Miguel Ruiz, nous pouvons effectivement devenir ce que nous croyons être. Nous pouvons vraiment utiliser nos croyances portantes, du style « ma sensibilité féminine est une force complémentaire pour une nouvelle croissance », pour prendre notre place dans l’entreprise », reconnaît Isabelle Maes.

Il faut aussi que le langage corporel ne démente pas le discours. L’estime de soi va également faciliter un engagement dans l’action et donnera une plus grande stabilité émotionnelle. « Il faut reprogrammer son cerveau positivement pour acquérir une très haute estime de soi. Ce qui fera la différence entre une haute estime et une basse estime de soi c’est la volonté personnelle de changer ses pensées et l’image que l’on a de soi-même », ajoute Isabelle Maes. Cette estime de soi acquise, il faut alors oser ne pas être d’accord et surtout poser les bonnes questions là où l’on se trouve dans l’entreprise. Plutôt que d’assumer une situation, les femmes doivent aussi apprendre à questionner les acteurs de l’entreprise sur les enjeux stratégiques et organisationnels. C’est toute la gouvernance de l’entreprise qui s’en trouvera améliorée.

Si l’on se focalise sur ses problèmes, on les accroît et si l’on se focalise sur ses forces on peut aussi les décupler. Les femmes ont cette qualité d’écoute active. Si, en développant une pensée créatrice, elles peuvent renforcer leurs croyances portantes, se poser avec assertivité dans leur fonction au sein de l’entreprise, elles y prendront leur juste place. Et la femme pourra enfin ancrer sa présence dans la société par un « Here, I’m » convaincant et juste.

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