Les bases de l’analyse technique : les indicateurs partie III

Par Keytrade Bank

Le RSI (Relative Strenght Index)

Le RSI est un indicateur de force apprécié. Son nom ‘Indice de force relative’ est trompeur, car le RSI ne compare pas la force relative d’un titre par rapport à un autre, mais bien sa force relative interne. Le RSI est un oscillateur de suivi de tendance de cours qui varie entre 0 et 100. Son but est d’indiquer à quel moment un titre est survendu ou suracheté.

Le RSI est calculé selon une formule relativement simple, mais difficile à expliquer sans beaucoup d’exemples. La formule de base est la suivante: 100 – (100/1 + (U/D)) où U= une moyenne des variations de prix à la hausse et D= une moyenne des variations de prix à la baisse.

Une méthode d’analyse très prisée du RSI consiste à rechercher des situations de divergence de tendance dans le cadre desquelles un titre enregistrerait un nouveau plus haut alors que son RSI ne parviendrait pas à dépasser son ancien plus haut. Une telle divergence indiquerait un renversement de tendance imminent. Dans ce cas, à partir du moment où le SI se retourne et tombe au-dessous de son creux le plus récent, on dit qu’il a achevé un « failure swing ». Le « failure swing » est souvent considéré comme la confirmation d’un renversement imminent.

Le RSI atteint en général un sommet au-dessus de 70 (signal de sur-achat) et un plancher en dessous de 30 (signal de survente). Quand le RSI a été présenté, il était recommandé d’utiliser un RSI sur 14 jours. Mais, dans un marché calme et donc avec une faible volatilité, on remarquera que les mouvements de l’indicateur n’atteignent pas les niveau de 30 ou 70. Dans ce cas, le RSI a peu d’utilité. On peut alors essayer d’accroître son amplitude en réduisant sa durée à 7 jours, par exemple. L’idée étant d’agrandir les fluctuations jusqu’au point où ses mouvements atteignent les niveaux de 30 ou 70.

Ci-dessous un graphique de Belgacom avec un RSI (14)

Le RSI (14) navigue en territoire survendu. Aucune lueur d’amélioration ne pointe encore à l’horizon, le RSI étant toujours orienté à la baisse.

Les Momentums

L’indicateur de Momentum mesure l’amplitude de variation d’une action pour une période de temps donnée. En d’autres termes, il calcule la tendance à l’accélération ou à la décélération des cours d’une action. Le Momentum juge le parcours boursier de l’action en calculant le taux de changement des prix. Il renseigne sur la force d’un titre, sa fermeté.  Le Momentum a la particularité d’indiquer là où se trouvent les investisseurs les plus actifs. Ceux-ci recherchent souvent les Momentums les plus forts, là où la vitesse d’accélération est la plus élevée.

Dans la plupart des cas, l’indicateur de Momentum devance le changement de tendance :

  • Après une hausse significative d’une action, l’indicateur de Momentum a généralement tendance à plafonner et à baisser, avant que l’action ne s’essouffle.
  • Après une baisse significative d’une action, l’indicateur de Momentum a généralement tendance à se stabiliser et à monter, avant que l’action ne se rétablisse.

Il existe des moments précis que l’investisseur peut saisir pour se positionner sur une action ou la quitter. Généralement, on calcule et on trace une moyenne mobile courte du Momentum lui-même. Cette moyenne a pour but de lisser les variations du Momentum et d’anticiper les moments de retournement.

Ces moment de retournement se définissent comme suit :

  • Signaux de hausse : le Momentum croise à la hausse sa moyenne mobile. Il existe une règle de sécurité qui veut que pour qu’un signal soit valable, il faut que la moyenne mobile se soit aplanie ou soit légèrement en hausse.
  • Signaux de baisse : le Momentum croise à la baisse sa moyenne mobile. Il existe une règle de sécurité qui veut que pour qu’un signal soit valable, il faut que la moyenne mobile se soit aplanie ou soit légèrement en baisse.

Les indicateurs de stochastiques

L’indicateur de stochastique compare le niveau actuel du cours d’une action avec sa plage de cotation passée sur une période donnée. En d’autres termes, l’indicateur montre à quelle hauteur l’action se situe aujourd’hui par rapport aux cours qu’elle a connu dans le passé.

L’investisseur hésite toujours à acheter une action lorsqu’elle semble coter au maximum de ses possibilités. Connaissant la zone récente de variation, l’investisseur préférera retirer le maximum de son investissement. Il rechignera à vendre au plus bas d’une plage de variation. De même, il refusera souvent d’acheter au plus haut de cette même plage.

L’indicateur est constitué en deux lignes :

La première, appelée %K, donne le pourcentage de hauteur du titre par rapport à la plage de fluctuation. Un niveau de 50% K signifie que le cours actuel se trouve à mi-hauteur entre les plus hauts et les plus bas que l’on a rencontrés sur la période considérée.

La deuxième, appelée %D, n’est finalement que la moyenne mobile de la première, et est destinée à lisser les turbulences de l’indicateur.

Interprétation :

  • Un niveau de stochastique en hausse traduit un sentiment haussier. L’afflux d’acheteurs entraine une réévaluation des cours de bourse, et donc une amélioration de la tendance.
  • Un indicateur de stochastique en baisse traduit un sentiment baissier. L’afflux de vendeurs entraine une dévaluation des cours de bourse, et donc une dégradation de la tendance.

L’oscillateur de stochastique varie entre 0% et 100%. Un niveau de 0% signifie que le niveau actuel constitue le niveau le plus bas que l’action ait coté ces derniers x jours. Cette sous-évaluation technique entraine l’afflux de nouveau investisseurs, et on peut généralement s’attendre à une stabilisation ou une amélioration de la tendance des prix, sous l’effet de la demande accrue.

Inversement , un niveau de 100% signifie que le niveau actuel constitue le niveau le plus haut que l’action ait coté ces derniers x jours. Cette surévaluation technique entraîne l’afflux de nouveaux vendeurs et on peut généralement s’attendre à un plafonnement ou une dégradation de la tendance des prix, sous l’effet de l’offre accrue.

Il existe des moments précis que l’investisseur peut saisir pour se positionner sur une action, ou la quitter. Généralement on calcule et on trace une moyenne mobile courte du stochastique lui-même. Cette moyenne a pour but de lisser les variations du stochastique et d’anticiper les moments de retournement.

Ces moment de retournement se définissent comme suit :

  • Signaux de hausse : le stochastique croise à la hausse sa moyenne mobile
  • Signaux de baisse : le stochastique croise à la baisse sa moyenne mobile

 

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Une réponse à Les bases de l’analyse technique : les indicateurs partie III

  1. Makart alain dit :

    L’auteur explique bien la théorie, mais ne semble pas utiliser ces indicateurs en pratique.
    Je vais TENTER d’améliorer:

    Le RSI et le Stochastique sont très utilisés, ils sont  » bornés » ( limités entre 0 et 100), le momentum n’est pas borné, c’est son principal avantage, mais il est peu utilisé car trop « réactif » = donne trop de faux signal ( même avec sa moyenne mobile)

    1/Stochastiques:
    Il y a deux types de stochastiques: le rapide ( croisements des deux lignes %K et %D, trop réactif et NON utilisé en pratique), et le lent ( » slow stochastique » ou « stochastique » tout court, croisements de la lignes %D et de sa moyenne mobile à 3 jours, SEUL utilisé en pratique)
    2/ le RSI voir explication plus haut, TRES UTILISE

    Points communs de ces deux indicateurs : entre 0 et 20%, on est « survente » ( terme impropre, on devrait dire « très vendu », voir ci dessous), entre 80 et 100% , on est en surachat ( en fait « très acheté »)
    -en effet si le marché est en tendance très nette, la « survente  » et le « surachat » ne doivent pas être contrés, il faut les suivre!!
    – en l’absence de tendance forte par contre, il faut acheter en cas de « survente » et vendre en cas de « surachat » ( =cas de trading range, mais il faut une bonne expérience)
    -en cas de tendance forte, il faut guetter les DIVERGENCES FOURNIES PAR ces deux indicateurs (changement de direction de l’indicateur AVANT le changement de direction des prix), et dans CE CAS SEULEMENT, le croisement du %D avec sa moyenne mobile pour le cas du stochastique ,ou le passage du RSI en zone neutre (entre 80 et 20%) prennent valeur de signal d’achat ou de vente.

    Ceci est très résumé, le RSI notamment a bien d’autres interprétations possibles…
    Je n’ai pas parlé du momentum, qui est moins utilisé.
    N.B.on peut toujours diminuer les périodes ( par exemple du RSI), mais c’est très audacieux, il vaut mieux suivre les mêmes signaux que la plupart des traders, soit un RSI à 14 périodes…

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