Les bases de l’analyse technique : les indicateurs partie II

Par Keytrade Bank

Les Moyennes mobiles

Les moyennes mobiles calculent la valeur moyenne d’une action sur une certaine période de temps bien définie. Il s’agit tout simplement d’un lissage des variations turbulentes des cours. La courbe lissée que l’on obtient renseigne immédiatement sur la tendance d’une action. La moyenne mobile représente en réalité le prix moyen de l’action ces n derniers cours.

Théoriquement, on peut donc la considérer comme un consensus des anticipations des investisseurs. Lorsqu’on calcule une moyenne mobile, on soumet une série de cours de clôture à une opération mathématique simple. Il s’agit de faire la somme des n derniers cours de clôture et de diviser ce résultat par n.

  • Lorsque la moyenne mobile est ascendante, le consensus des investisseurs est en amélioration graduelle. Les attentes et anticipations s’améliorent globalement avec le temps.
  • Lorsque la moyenne mobile est descendante, le consensus des investisseurs est en dégradation graduelle. Les attentes et anticipations se détériorent globalement avec le temps.
  • Lorsque l’action est au-dessus de sa moyenne mobile, cela signifie que les anticipations actuelles des investisseurs sont plus élevées que les anticipations moyennes des n derniers jours. Les investisseurs sont plus enthousiastes pour ce titre.
  • Lorsque l’action est en dessous de sa moyenne mobile cela signifie que les anticipations actuelles des investisseurs sont plus faibles que les anticipations moyennes des n derniers jours. Les investisseurs sont moins enthousiastes pour ce titre.

Il existe plusieurs types de moyennes mobiles : les moyennes simples, exponentielles et pondérées. La principale différence entre ces moyennes réside dans le poids que l’on attribue aux dernières données. Les moyennes simples donnent un poids égal à toutes les données. Les moyennes exponentielles et pondérées donnent, quant à elles, plus de poids aux données les plus récentes.

Ce qui différencie une moyenne mobile d’une autre c’est avant tout la période de temps que l’on prend en considération.

Il existe des moments précis que l’investisseur peut saisir pour se positionner sur une action ou pour la quitter. Ces moments de « retournement » se définissent comme suit :

  • Signaux de hausse : le cours de l’action croise à la hausse une moyenne mobile. Il existe une règle de sécurité qui veut que pour qu’un signal soit valable, il faut que la moyenne mobile se soit aplanie (condition minimale) ou soit légèrement en hausse (condition optimale)
  • Signaux de baisse : le cours de l’action croise à la baisse une moyenne mobile. Il existe une règle de sécurité qui veut que pour qu’un signal soit valable, il faut que la moyenne mobile se soit aplanie (condition minimale) ou soit légèrement en hausse (condition optimale)

Ci-dessous un graphique sur Belgacom avec les moyennes mobiles sur 15, 26 et 50 jours.

 

Les MACD  ( Moving Average Convergence Divergence)

Le MACD (indicateur de Convergence/Divergence des moyennes mobiles) découle directement de la théorie des moyennes mobiles. Comme son nom l’indique, l’indicateur analyse la convergence ou la divergence entre deux moyennes mobiles de longueurs différentes. Pour le dire en termes simples, on calcule tous les jours les écarts entre deux moyennes mobiles des cours et on reporte ces données sur un graphe.

Le MACD est calculé en soustrayant une moyenne mobile courte (moyenne à 13 jours, par exemple) d’une moyenne mobile longue (par exemple 24 jours). On obtient dès lors un indicateur qui peut être positif ou négatif. L’indicateur oscille au-dessus et en dessous de la barre zéro.

  • Lorsque le MACD a une valeur positive, cela signifie simplement que la moyenne à 13 jours se situe au-dessus de la moyenne à 24 jours. C’est un phénomène purement haussier. Les anticipations les plus récentes sont plus favorables que les anticipations basées sur les 24 derniers jours. Les investisseurs deviennent plus enthousiastes.
  • Lorsque le MACD a une valeur négative, cela signifie simplement que la moyenne à 13 jours se situe au-dessous de la moyenne à 24 jours. C’est un phénomène purement baissier. Les anticipations les plus récentes sont moins favorables que les anticipations basées sur les 24 derniers jours. Les investisseurs deviennent moins enthousiastes.
  • Lorsque le MACD est haussier, la moyenne courte monte de plus en plus vite par rapport à la moyenne longue. Le phénomène haussier prend de plus en plus de force à mesure que l’écart se creuse.
  • Lorsque le MACD est baissier, la moyenne courte baisse de plus en plus vite par rapport à la moyenne longue. Le phénomène baissier prend de plus en plus de force à mesure que l’écart se creuse.

Ce qui différencie un MACD d’un autre, c’est avant tout les périodes de temps retenues pour les deux moyennes de référence.

Il existe des moments précis que l’investisseur peut saisir pour se positionner sur une action, ou pour la quitter :

Ligne zéro :

  • Signaux de hausse : le MACD croise à la hausse la ligne zéro. Cela signifie qu’il y a croisement vers le haut de la moyenne mobile courte au travers de la moyenne mobile longue
  • Signaux de baisse : le MACD croise à la baisse la ligne zéro. Cela signifie qu’il y a croisement vers le bas de la moyenne mobile courte au travers de la moyenne mobile longue.

D’autre part, une technique assez répandue consiste à tracer une ligne de signal sur le MACD. Cette ligne n’est rien d’autre qu’une moyenne très courte du MACD lui-même. Elle permet de lisser les variations, et surtout d’anticiper plus rapidement les convergences et les divergences.

Ligne de signal :

  • Signaux de hausse : Le MACD traverse la ligne de signal à la hausse
  • Signaux de baisse : le MACD traverse la ligne de signal à la baisse

Ci-dessous un graphique sur Belgacom avec le MACD(13, 24, 9).

 

A ce stade il n’y a aucune indication de renversement de tendance à attendre. Premièrement, le MACD 13/24 gravite en dessous de sa ligne zéro. Cette configuration n’offre aucune sécurité technique pour les intervenants. Deuxièmement, l’indicateur vient juste de franchir à la baisse sa moyenne exponentielle à 9 jours, renforçant le pessimisme ambiant. Finalement le MACD est orienté à la baisse.

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3 réponses à Les bases de l’analyse technique : les indicateurs partie II

  1. Fabien De Backer dit :

    Merci pour cet article,
    en tant que débutant ça m’aide beaucoup et ça en aidera surement plus d’un ! 🙂
    http://www.forexagone.com/blog/654-les-differents-indicateurs-techniques
    Cet article de Forexagone récemment publié sur le même sujet n’est pas mal non plus.

  2. Makart alain dit :

    Et voici donc pour ceux qui veulent aller plus loin un tutoriel sur le MACD:

    http://tradosaure-trading.blogspot.be/2013/04/15042013-video-at-du-cac-tutoriel-macd.html

  3. Makart alain dit :

    Excellente explication, très compréhensible du MACD!

    … Mais l’auteur a omis d’y adjoindre son HISTOGRAMME, qui est pourtant une annexe indéfectible, et qui permet notamment de comprendre les alinéas concernant les valeurs positives ou négatives du MACD.
    De toute façon, le lecteur intéressé trouvera nécessairement l’HISTOGRAMME associé, sous forme de barres ascendantes et descendantes ( « comme des vagues ») sur tout site ( y compris Keytrade…) reprenant des graphiques du MACD.

    Et jele lui conseille vivement, le MACD ( et son histogramme…) étant parmi les indicateurs les plus utilisés pour les investisseurs moyen terme, pour le suivi des tendances en tout cas…

    Pour le court terme, on peut lui reprocher une certaine lenteur de réaction, mais il existe un MACD  » zéro retard », comme il existe des moyennes mobiles  » zéro retard » ( VIDYA etc…)

    Comme il me semble que ce bloc interesse plutôt les investisseurs ( plus long terme que les traders), il serait peut être utile de présenter les (rares) indicateurs visant le long terme, du type courbe de COPPOCK?

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