Qu’est ce qui se cache derrière les mots stock-picking, bottom-up, top-down ?

Lors de la sélection des valeurs dans leur portefeuille, les gestionnaires actifs peuvent suivre différentes approches. Derrière les mots un peu barbares de stock-picking, top-down ou bottom-up, se cache une manière chaque fois spécifique d’intégrer des valeurs en portefeuille.

  • Le stock-picking consiste à choisir les titres en fonction de leur valeur propre sans tenir compte d’une quelconque pondération par rapport aux indices de référence. Comme son nom l’indique, cette technique consiste à aller « piquer » dans le marché les meilleures actions selon une analyse effectuée par les spécialistes des marchés. Le stock-picking est une philosophie de gestion basée sur la conviction. C’est pourquoi certains gestionnaires insistent sur le fait qu’ils pratiquent une gestion de conviction basée sur le stock-picking sans suivre les indices à la trace. Cette technique suppose que c’est avant tout le choix des actions en portefeuille qui supporte la performance et non pas l’allocation d’actifs. Pour effectuer leur choix, les gestionnaires de fonds étudient les bilans des entreprises, rencontrent le management et se fondent aussi sur les études qui ont été rédigées sur l’entreprise. Cette technique vise à mettre en portefeuille les entreprises qui sont sous-évaluées aujourd’hui et qui seront les plus performantes à l’avenir.
  • L’approche « value » est une des méthodes de stock-picking les plus utilisées. Cette approche consiste évaluer les entreprises sur leur valeur actuelle et non pas sur leur croissance ou sur leur évolution future. Il s’agit de repérer dans le marché, dans un secteur, les entreprises qui sont sous-évaluées, c’est à dire dont le cours de bourse est trop bas et n’intègre pas la vraie valeur de l’entreprise. L’analyste se concentre sur les fondamentaux de l’entreprise pour la valoriser. Pour cela, il se base sur une série de ratios (cours/bénéfices, prix/valeur comptable,…) pour finalement acheter une entreprise de qualité sur base de sa valeur intrinsèque. Il l’achète à un cours de bourse qui est inférieur à sa valeur intrinsèque qu’il a calculée après analyse de l’entreprise. Il s’agit dans ce cas de bien définir une société sous-évaluée et de la distinguer d’une société en déclin.
  • Les actions sont conservées en portefeuilles à long ou moyen terme : c’est ce qu’on appelle le « buy and hold », qui consiste à acheter et à conserver, une technique qui est à l’opposé du trading (achat et revente rapide).
  • Le stock-picking se fait selon l’approche bottom-up. Cette stratégie consiste à effectuer son choix en partant de la base (bottom) parmi les valeurs les plus prometteuses. Ce choix est ensuite validé par les tendances macroéconomiques (up). Cette approche suppose un suivi constant des valeurs en portefeuilles.
  • L’approche top-down consiste quant à elle à d’abord analyser les grandes tendances macroéconomiques, les évolutions des marchés et des taux (top) pour ensuite estimer dans quels secteurs il convient d’effectuer les choix et, dans ces secteurs, quelles sont les sociétés qui seront ensuite sélectionnées (down), alors que dans l’approche bottom-up l’analyse et la qualité des entreprises priment sur les fondamentaux économiques.
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