Les Belges plus vieux et prévoyants

Selon une récente étude menée par le SPF Economie, il apparaît qu’il n’y a jamais eu autant de personne âgées en Belgique. En 10 ans, le nombre des plus de 80 ans n’a cessé de croître. Les personnes âgées de 65 ans et plus représentent 17,2% de la population belge.

Cette étude démontre également, une fois de plus, que la mortalité masculine est supérieure à la mortalité féminine et ce, à tous les âges de la vie. On constate un déséquilibre entre les sexes de plus en plus marqué avec l’âge. Dans la population des plus de 80 ans, on comptabilise deux fois plus de femmes que d’hommes et, parmi les nonagénaires, les femmes sont plus de trois fois plus nombreuses que les hommes.

Au cours de la dernière décennie, l’espérance de vie des Belges est passée de 77,8 ans à 80,1 ans. L’excédent des naissances sur les décès est passé de 10.000 unités en 2000 à plus de 24.000 unités en 2010. Le nombre de décès reste relativement stable mais le nombre de naissances augmente.

Source : Statbel 2012 : http://statbel.fgov.be/fr/binaries/Chiffres_cles_2012_tcm326-188881.pdf

Dans un tel contexte, on comprend que le vieillissement de la population constitue un véritable défi pour notre pays et que la problématique des pensions y soit particulièrement analysée. Dans, une récente étude, le gestionnaire de fonds Schroders constate que, pour les Belges, la planification de la pension représente la principale motivation derrière la planification financière. « Quand on leur demande la façon dont ils répartissent habituellement, chaque mois, les revenus de leur ménage, les investisseurs belges déclarent qu’ils en dépensent 58%, qu’ils en épargnent 18% et investissent 14%. Ils en consacrent 10% au remboursement de leurs dettes », peut-on lire dans cette étude. Le principal motif de l’épargne des Belges est la constitution d’un capital pour la pension. Si les investisseurs belges souhaitent partir tôt à la retraite, ils sont moins nombreux que la moyenne européenne à vouloir se constituer un fonds d’urgence pour parer aux imprévus de la vie (30% contre une moyenne européenne de 38%). Par contre, ils évoquent la nécessité de se constituer un capital pour faire face aux frais liés à des soins à domicile ou pour soutenir leurs parents plus âgés. Le Belge vit donc plus âgé mais est aussi assez prévoyant pour se ménager des vieux jours dans un certain confort.

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