Point sur la crise de la dette dans la zone Euro

Par Franklin Templeton Investments

Les dernières semaines ont vu de nombreuses évolutions au sein de la zone Euro afin de tenter de faire face à la crise de la dette souveraine que traverse la région depuis maintenant plusieurs trimestres.

Afin d’analyser ces évolutions, nous avons fait appel à deux professionnels expérimentés : Michael Hasenstab, directeur de l’équipe Obligations Internationales chez Franklin Templeton, et Mark Mobius, président exécutif du groupe Templeton Marchés Emergents.

Leur avis concorde sur trois points principaux :

  • les difficultés en Grèce vont perdurer, la zone Euro n’éclatera pas et la volatilité actuelle est une bonne chose car elle force les politiques à prendre des décisions difficiles. Ils s’accordent également sur le fait que les marchés sont actuellement trop concentrés sur le court terme et ne sont pas capables de prendre le recul nécessaire sur la situation. Preuve de cette relative stabilité, l’Euro se maintient malgré tout au-delà de son cours de lancement de 19991.
  • Selon eux, le plan de financement des banques espagnoles est une décision positive. Les élections grecques sont également allées dans le bon sens en aboutissant à une coalition pro-euro entre partis modérés. De plus, le rôle accru que semble prendre la Banque Centrale Européenne (BCE) est un geste fort : une union fiscale plus poussée est indispensable pour renforcer la cohésion entre les pays, ainsi que la devise commune, et la BCE est l’acteur le mieux placé pour y parvenir.
  • Enfin, des mesures, tels que les réformes structurelles du droit du travail en Italie ou le contrôle accru des régions en Espagne par l’Etat, paraissent également favorables.

L’Europe reste donc une zone pleine d’opportunités, à la fois au sein de la zone Euro et à sa périphérie. Ainsi, au sein de la zone Euro, Michael Hasenstab a exprimé sa confiance dans les politiques structurelles mises en place en Irlande qui devraient permettre au pays de sortir renforcé de cette période mouvementée. A l’extérieur de la zone Euro, Michael Hasenstab recommande de s’intéresser aux pays ayant développé des relations avec l’Allemagne. La «machine exportatrice » allemande restant forte, les pays ayant une exposition forte à l’Allemagne en bénéficient par ricochet : la Pologne (seul membre de l’Union Européenne à ne pas avoir connu de récession en 2008-20092) et la Hongrie sont de parfaits exemples.

Ces trois exemples d’investissement correspondent parfaitement à l’ambition de nos gérants : acheter des actifs avec des fondamentaux solides à un prix faible. Bien sûr, ce type d’investissement présente des risques et peut être volatil mais cette volatilité, ainsi que les inefficiences de marché à court-terme, peuvent se révéler être des opportunités d’investissement sur le plus long-terme.

Pour conclure, ces deux éminents gérants rappellent que le choix ne doit se faire entre croissance et austérité : la voie de la réussite pour la zone Euro passe par la combinaison de l’austérité et de la croissance.

1 Source: Banque Centrale Européenne. Le cours de clôture de l’Euro le 4 janvier 1999 était 1.1789$. 2 Source: CIA World FactBook, Mai 2012.

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