Construire un portefeuille d’investissement : Quelles règles suivre?

Pour construire un portefeuille d’investissement, trois étapes sont à entreprendre :

–                se fixer des règles prudentielles

–                adopter une méthode de composition du portefeuille

–                prévoir un outil de mesure de la performance de gestion

Cet article se consacrera à la première étape : pourquoi se fixer des règles prudentielles ?

Le but poursuivi consiste avant tout à bien diversifier le risque au sein du portefeuille.

Se fixer des règles (balises minimales – maximales) permet de contrôler au moment de la construction, mais aussi tout au long de la gestion du portefeuille, le poids de chaque risque lié à chaque instrument financier.

Cela s’opère sur différents niveaux :

–                pour les actions : en optant pour des régions économiques (USA, Europe, …) mais aussi des secteurs d’activité différents (chimie, automobile, distribution,…) ;

–                pour les obligations : en sélectionnant des lignes aux caractéristiques techniques différenciées et contrôlées (émetteurs, ratings, taux, échéances, devises, …)

Voici quelques exemples de règles qui peuvent être fixées :

– Portefeuille : minimum 15 titres (excepté pour les sicav = panier de valeurs) avec un maximum de 10% dans un même titre ou dans des titres fortement corrélés

– Actions : maximum 10% du portefeuille par valeur (sauf si sicav) avec un pourcentage de répartition par région mais facultatif (dépend de l’indice boursier choisi comme référence), Avec un pourcentage de répartition par secteur représentatif de l’économie (cf. poids dans l’indice sélectionné)

– Obligations : entre 40% et 100% en emprunts d’état et maximum 60% en emprunts d’entreprise avec des ratings des emprunts supérieurs à BBB (investment grade) et avec un maximum de 30% en obligations libellées en devises autres que l’euro

Il s’agit là d’illustrations de règles envisageables, certes non exhaustives et à moduler selon son aversion au risque (cf. profil de risque).

D’autre part, d’expérience, il est reconnu qu’il est extrêmement difficile de prendre des décisions lorsqu’on se trouve dans le vif du sujet (ex : tourmente financière). Celles-ci sont parfois induites par l’émotion ou l’intuition et ne sont pas forcément raisonnables. En matière financière, comme dans d’autres domaines d’ailleurs, cela peut avoir des conséquences regrettables.

Si, en revanche, on a préalablement fixé des règles, elles sont alors appliquées mécaniquement, de manière tout à fait objective. Fixez-vous par exemple une plus-value à atteindre (rendement de x%) et/ou un niveau de perte maximal acceptable (stop loss) et la décision de vendre en sera facilitée.

Ces règles ne suffiront peut-être pas à vous protéger totalement du risque mais elles contribueront à en atténuer les effets par une saine répartition et une diversification adéquate et mesurée.

Cet article est rédigé par CBC Banque & Assurance

 

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