Comment composer son portefeuille de placements ?

Pour construire un portefeuille de placement, trois étapes sont à entreprendre :

–                se fixer des règles prudentielles

–                adopter une méthode de composition du portefeuille

–                prévoir un outil de mesure de la performance de gestion

Dans notre article précédent, nous avons rappelé les indispensables règles prudentielles à se fixer. (http://moneystore.be/?p=1133)

Penchons-nous maintenant sur la composition d’un portefeuille bien équilibré.

Quelle méthode adopter pour composer son portefeuille ?

Etudions deux méthodes, même s’il y en a d’autres bien évidemment.

  1. La méthode de composition traditionnelle avec une répartition par classes d’actifs et écarts autorisés selon un profil de risque établi au préalable.

Par exemple, prenons un profil de risque défensif dont le portefeuille est composé d’actions (25%), d’obligations (60%) et de liquidités (15%) avec un écart autorisé de 10% en valeur absolue.

Concrètement pour un portefeuille de 100.000 € :

– la part actions sera comprise entre 15.000 € et 35.000 € ;

– la part obligataire oscillera entre 50.000 € et 70.000 € ;

– les liquidités se situeront entre 5.000 € et 25.000 €.

La gestion consistera à veiller au fil des mois à ce que le portefeuille (qui évoluera en fonction des marchés financiers) reste dans ces balises qui correspondent au profil de risque fixé. Un réajustement se fera si nécessaire par arbitrages entre positions d’un actif à l’autre.

Pour sélectionner ces actifs, il faudra se documenter et/ou se faire conseiller pour effectuer les meilleurs choix et ensuite leur accorder un poids (capitaux à leur affecter) en fonction des règles prudentielles de répartition évoquées dans le précédent article. (http://moneystore.be/?p=1133)

2.  La méthode de composition en noyau – satellites dont la sélection des actifs se fait en fonction d’un budget de risque préalablement fixé.

Le noyau du portefeuille (+/- 70%) est généralement constitué d’instruments financiers visant un rendement à long terme. Ce noyau peut-être alimenté de lignes individuelles ou de sicav, en actions et/ou en obligations, avec ou sans protection de capital.

Des titres aux performances récurrentes sont sélectionnés avec des sous-jacents solides, des valeurs de fond de portefeuille.

Ensuite, pour le reste du portefeuille, on opère la sélection de « satellites » c’est-à-dire des instruments financiers portant sur des thématiques spécifiques (par exemple : les actions minières, la Chine, le durable, l’inflation,…) pouvant apporter un supplément de rendement mais aussi sans doute accroître l’exposition au risque. Un savant dosage de ces titres doit dès lors être opéré en n’oubliant pas les règles prudentielles évoquées dans notre article précédent.

Ces satellites ont pour vocation de tirer parti d’opportunités du moment. Leur temps de détention au sein du portefeuille est donc nettement plus court (selon l’objectif fixé).

Qu’entend-on par budget de risque ?

Il s’agit de la perte en capital que l’on est prêt à supporter si les marchés devaient s’orienter dans le sens contraire aux attentes. Concrètement, on fixe un intervalle de confiance pour la valorisation du portefeuille dans lequel on accepte qu’il se situe.

Cette notion technique est appelée la « value at risk ». Elle se calcule sur la base de données historiques de volatilité des lignes individuelles mais aussi du portefeuille dans son ensemble. Il est dès lors aisé de connaître pour chaque ligne quelle est sa sensibilité à une fluctuation de marché de l’ordre de 1% ; ce qui facilite la décision d’arbitrage (= échange) entre lignes le cas échéant. Ce type d’opération s’effectue lorsque le budget de risque préalablement fixé est atteint à la hausse comme à la baisse.

Cet article est rédigé par CBC Banque & Assurance

 

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