Le Belge aime l’épargne… aussi pour ses enfants !

Le Belge est une vraie fourmi, un champion en matière d’épargne. Le taux d’épargne des ménages belges a atteint son plus haut niveau depuis le début de l’année 2010 avec un taux de 17,2% brut. Alors que leur revenu disponible augmentait de 2% au cours du troisième trimestre 2011, les Belges ont réduit leurs dépenses d’investissement de 0,8% sur la même période.

Selon une enquête réalisée par la firme Schroders Investment Management, 36% des Belges déclarent que le principal conseil financier qu’ils donneraient à leurs enfants est de commencer à épargner le plus tôt possible. Cette étude est réalisée dans le cadre du Baromètre « European Wealth Index » que Schroders a effectué au niveau européen sur un échantillon de 1418 consommateurs aisés répartis dans 10 pays européens.

Cette attitude des Belges résulte-t-elle des crises financières de 2008 et 2011 ou plutôt de leur propre regret de ne pas avoir commencé eux-mêmes à épargner plus tôt ? Cette position est sans doute la résultante de ces deux phénomènes. En effet, 16% d’entre eux déclarent regretter de ne pas avoir investi plus tôt dans leur vie. Parallèlement et pour compléter ce conseil, 29% des investisseurs belges conseilleraient à leurs enfants de commencer à cotiser le plus tôt possible pour leur retraite. Il semblerait qu’après deux crises consécutives, le Belge ait compris que son niveau de vie futur sera inférieur à celui de ses parents. On restera cependant sceptique sur la réception de ce message par les jeunes : à 30 ans, se préoccupe-t-on de sa retraite ? Ne recherche-t-on pas plutôt le plaisir immédiat de la consommation ? L’installation dans la vie, l’achat d’une maison sont sans doute les préoccupations premières de cette tranche d’âge.

«Alors que la crise économique actuelle qui sévit en Europe entraîne des conséquences immédiates sur les investisseurs adultes, ce sont leurs enfants qui en subiront les répercussions à long terme, soit pour le financement de leurs études, soit pour la prise en charge de leur retraite. Malgré l’environnement de marché très difficile, il est encourageant de voir que les familles belges continuent de souligner l’importance de l’épargne et d’une organisation précoce de la retraite. Notre enquête montre que, pendant les périodes de fluctuations, les investisseurs ont tendance à s’adresser à des conseillers professionnels pour qu’ils les aident à surmonter les difficultés rencontrées dans la réalisation de leurs projets», note Michel Vermeulen, Responsable de Schroders Benelux.

En marge de cette forte culture d’épargne, l’étude de Schroders démontre également l’aversion des Belges de cet échantillon à l’endettement.  30% des investisseurs consultés conseilleraient à leurs enfants de ne pas emprunter trop d’argent alors que 27% les mettent en garde contre un solde négatif sur le compte courant. On ajoutera que le Belge fait également preuve de prudence quand il s’agit de prêter son argent : 20% des sondés déconseillent à leurs enfants de prêter de  l’argent à des membres de leur famille ou à des amis. La fourmi n’est décidément toujours pas prêteuse !

 

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