Banques : Séparer les métiers

Lors d’un colloque organisé ce 25 mai au Parlement Européen à l’initiative des Verts, il fut à nouveau question de l’encadrement des banques suite aux crises financières de ces dernières années. Des mesures ont déjà été prises au niveau européen pour assainir les bilans des banques. Nous avons déjà évoqué ce sujet dans un article sur Bâle III. Aujourd’hui, Michel Barnier, Commissaire européen chargé du marché intérieur et des services financiers veut aller plus loin. Un groupe de travail a été mis sur pied pour analyser l’opportunité de prendre des nouvelles mesures en vue d’encadrer les structures bancaires.

Il s’agit ici de voir s’il y a lieu de changer la structure des banques. Au Royaume-Uni et aux Etats-Unis, des avancées ont déjà été faites pour séparer les activités des banques. Ces avancées se font cependant selon des modes qui diffèrent d’un pays à l’autre. Dans ces pays anglo-saxons, il est désormais admis que le contribuable ne devrait plus payer pour des dégâts bancaires qui relèveraient d’opérations parallèles.

Au niveau de l’Union Européenne, un groupe de travail a été créé en vue d’analyser la nécessité de revoir la structure des banques.  Michel Barnier insiste sur le fait que ce groupe travaillera sans tabou, en consultation avec les diverses parties prenantes en ce compris des représentants de la société civile et en allant voir ce qui se fait à l’étranger. Si cela s’avère nécessaire, il faudra alors revoir la structure des banques en appliquant des mesures comme la séparation des métiers de banques commerciales et d’investissement, la limitation de la couverture par la garantie bancaire de déconfitures liées à des opérations de trading, de spéculation ou d’opérations pour compte propre, par exemple.

Implanter de nouvelles réglementations au niveau européen sera moins facile que l’implantation faite dans les pays anglo-saxons en raison du nombre important d’organismes bancaires : 8 300 banques avec des tailles, formes juridiques et activités d’une grande variété.

Ces nouvelles réglementations ne résoudront pas les problèmes actuels mais sont surtout envisagées dans le cadre d’une prévention de crises à venir. Il s’agit ici de baliser le futur, de mettre des garde-fous pour des crises qui pourraient survenir à l’avenir.

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