Qu’est-ce que la volatilité ?

Dans le contexte actuel, on parle de la volatilité importante des marchés. Qu’entend-on par volatilité ? La volatilité d’un actif représente sa variation,  l’instabilité de son cours durant une période donnée. C’est la volatilité qui sert à déterminer et à mesurer le degré de risque d’un actif. Le calcul de ce degré de risque se fonde sur une formule mathématique qui détermine une approximation de la volatilité en se basant sur les évolutions passées de l’actif pour en déterminer sa volatilité future. Cette formule utilise l’écart-type des variations historiques du cours sur une période déterminée (un an, trois ans, par exemple). Généralement, on utilise la volatilité annualisée depuis la création du fonds.

La volatilité analyse comment le fonds a atteint sa performance annuelle. Est-ce en subissant de fortes hausses ou de fortes baisses de jour en jour ? Ou, au contraire, la variation de son cours a-t-elle connu une faible amplitude en dégageant des performances plus régulières ?

En général, l’investisseur va préférer un investissement qui connaît de faibles variations plutôt qu’un fonds qui atteint la même performance mais en oscillant comme des montagnes russes.

On comprend dès lors que les fonds ou les actifs les plus volatils sont les plus risqués. En effet, un fonds qui subit des variations relativement fortes chaque jour ou chaque semaine risque d’aboutir en fin d’année à un prix enregistrant un fort écart de cours par rapport au prix de départ.

Lorsqu’il doit effectuer son choix d’investissement, l’investisseur ne doit donc pas uniquement tenir compte de la performance d’un fonds mais aussi de sa volatilité. Il veillera donc à trouver des fonds qui, pour une performance donnée, seront les moins volatils, c’est-à-dire les moins risqués par rapport à d’autres fonds offrant la même rentabilité mais avec plus de volatilité.

La volatilité varie dans le temps. Nous connaissons, pour l’instant, une période de forte volatilité car les marchés sont plus nerveux. Les volatilités étant calculées sur des données historiques, elles donnent une indication du degré de risque futur mais cela reste une indication.  On peut dire que les fonds dont la volatilité est inférieure à 5 % sont des fonds plutôt défensifs (prudents). Les fonds dont la volatilité se situe entre 5 et 9 % présentent un risque modéré tandis que les fonds dont la volatilité est estimée à plus de 9 % sont considérés comme étant plus dynamiques et donc plus risqués.

La volatilité peut aussi se mesurer grâce au coefficient de volatilité bêta. Ce coefficient mesure le niveau de risque d’un fonds ou d’une action en le comparant au niveau de risque d’un indice boursier ou de titres semblables. Lorsqu’on dit que le bêta d’une action est de 0,7%, par exemple, cela signifie que son cours a varié en moyenne de 0,7 % alors que l’indice variait en moyenne durant la même durée de 1%. Le bêta représente donc la sensibilité du cours d’un titre par rapport à la sensibilité du marché représenté par l’indice de référence. Un coefficient bêta inférieur à 1 signifie que l’action baissera moins que le marché alors qu’un coefficient bêta supérieur à 1 signifie que l’action baissera plus que le marché car elle est plus sensible aux mouvements que l’indice.

Dans son choix d’investissement, l’investisseur doit prendre en compte cette notion de volatilité car elle est à mettre en rapport avec le degré de risque qu’il est prêt à prendre. La seule performance n’est donc pas suffisante dans le choix d’un investissement.

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