Une retraite à quatre piliers

Quels moyens seront à notre disposition lorsque nous atteindrons l’âge de la pension ? C’est la question que chaque citoyen du Royaume se pose. En effet, le déséquilibre entre personnes actives et inactives est de plus en plus important de sorte qu’il est de plus en plus difficile de financer les pensions. Non seulement, celles de nos aînés aujourd’hui mais également les nôtres et celles de nos enfants demain.

  • Ceci concerne en réalité le premier pilier des pensions: la pension dite légale, à savoir la somme que l’Etat verse à toute personne active ayant atteint l’âge de la pension, âge remis régulièrement en question justement dans le cadre de la problématique des pensions. Le montant versé dépend du nombre d’années effectivement prestées par l’employé ainsi que de la hauteur de ses revenus. Il s’agit certainement du point le plus délicat lorsque l’on parle de la problématique des pensions. Bien que, là encore, certains s’en plaindront moins que d’autres : sans aller trop dans le détail ici, sachez qu’un fonctionnaire touche une pension bien plus importante qu’un indépendant. Mais, rétorquerez-vous, n’existe-t-il pas des solutions à ce problème ? Il y a en effet différentes alternatives pour financer sa pension.
  • Tout d’abord ce qu’on appelle le deuxième pilier : le capital qui est constitué par l’employeur pour son employé. On parle d’ici de l’assurance de groupe ou des fonds de pension qui permet a l’employé de percevoir une pension extra-légale. Là encore les différences sont criantes compte tenu du fait que chaque entreprise contribue plus ou moins à ce genre de système. Le revenu qui y est lié et qui est à l’avantage de l’employé s’en trouve de facto impacté. Entendez, les sommes remises aux employés, si un tel système existe au sein de la société, peuvent varier  fortement d’une personne à l’autre.
  • Outre cela, tout un chacun est libre de financer soi-même sa propre pension. Le premier moyen est ce qu’on appelle l’épargne pension ou le troisième pilier. L’Etat permet qu’un contribuable verse chaque année une somme déterminée et fiscalement déductible, soit dans un fonds de pension soit/et dans une assurance vie. .
  • Enfin, les contribuables peuvent également se constituer un bas de laine pour leurs vieux jours mais sans aucune déduction fiscale. Le quatrième pilier est donc composé de l’épargne individuelle. Le montant est alors illimité et chacun peut choisir librement le véhicule d’investissement qu’il juge le plus adapté. On cherchera dans ce cas là un juste équilibre entre rendement et sécurité.

Vous l’aurez compris. Cette question cruciale des pensions est intimement liée au vieillissement de la population et à la démographie en terme général d’une part, mais aussi au niveau de vie de chaque individu d’autre part. Plus que jamais il est nécessaire que chacun prenne conscience de la gravité de la situation et commence à réfléchir aux solutions alternatives les plus adéquates.

Cet article est rédigé par ING IM

 

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