Qu’est-ce que la duration?

Nous l’avons souligné dans un article précédent : lorsque les taux montent, les valorisations des obligations tendent à baisser, et vice-versa.

Un gestionnaire obligataire cherche donc toujours à protéger son portefeuille lorsqu’il pense que les taux vont augmenter, et à exposer le plus possible son portefeuille au « risque » (devenu opportunité) de taux d’intérêt lorsque les taux sont à la baisse.

Une manière d’estimer la sensibilité d’une obligation (ou d’un portefeuille obligataire) à l’évolution des taux d’intérêt, est d’observer sa duration.

Pour faire simple, la duration est le résultat d’un calcul mathématique basé sur la durée de vie moyenne de tous les flux prévus pour l’obligation (paiements de coupons, remboursements du principal), reflétant le fait que plus les paiements ont lieu dans le futur, plus ils sont exposés au risque de taux d’intérêt.

Un portefeuille affichant une duration longue est dit plus sensible aux mouvements de taux : ainsi, il est positionné pour profiter d’un scénario de hausse des taux. En revanche, si un gestionnaire pense que les taux sont plutôt orientés à la baisse ou à la stabilité, il choisira certainement des obligations à duration courte.

Depuis la crise de 2008, le monde avance à plusieurs vitesses : d’un côté, dans la zone Euro ou aux Etats-Unis par exemple, les taux sont descendus à des niveaux très bas (tirés par les politiques monétaires accommodantes des banques centrales, visant à stimuler l’économie). En revanche, dans de nombreux autres marchés dont les nations émergentes, les taux ont plutôt été orientés à la hausse, guidés par les remontées des taux courts des banques centrales, inquiètes quant à une surchauffe de l’économie.

Les gestionnaires obligataires qui ont réussi à se positionner en duration longue ou courte au cas par cas, en anticipant correctement les mouvements de taux sur chaque secteur, ont ainsi clairement pris une longueur d’avance sur leurs pairs, gagnant des points de performances non négligeables.

Comment positionner la duration d’un fonds obligataire dans les marchés actuels ?

Michael Hasenstab, directeur de l’équipe « obligations internationales » chez Franklin Templeton, se positionne pour une hausse des taux à long terme. Son équipe d’analystes estime en effet que la quantité de liquidités injectées sur les marchés risque de créer de l’inflation d’une manière quasiment généralisée, impliquant alors une pression à la hausse sur le niveau des taux d’intérêt. Sur le court terme, il est possible que ce positionnement « coûte » de la performance aux fonds obligataires ; en revanche, l’approche est par définition moins risquée et devrait être gagnante sur le plus long terme. A suivre…

Ce texte est rédigé par Franklin Templeton Investments


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