Hit-parade des fonds : La livre sterling, the place to be !

Le hit-parade des fonds du mois de décembre reprend les performances des fonds toutes catégories confondues depuis le début de l’année. Ce hit-parade confirme, une fois de plus, le succès des obligations émises en livre sterling.

Parmi les dix meilleurs fonds du mois, nous relevons la présence de six fonds obligataires émis en livres sterling. Avec des rendements entre 14 et 10% pour les onze mois de l’année, les investisseurs qui se sont positionnés au début de l’année dans cette classe d’actifs ne sont pas déçus. Ces rendements doivent bien sûr être relativisés sur trois, cinq et dix ans. Dans le contexte actuel, ils restent cependant encore honorables sur de telles périodes pour des positionnements obligataires.

La crise des dettes souveraines dans la zone euro incite les investisseurs à se placer dans certaines devises refuges. Malgré la volatilité de sa monnaie et des fondamentaux économiques moins bons que ceux de certains pays d’Europe Continentale, la Grande-Bretagne a attiré les investisseurs obligataires. En cause : la politique de la Banque d’Angleterre, gros acheteur d’obligations nationales. Elle soutient un marché acheteur par des achats massifs, c’est un véritable bazooka qui rassure les investisseurs même si ces mesures ne sont que provisoires. Les obligations britanniques ont, par ailleurs, des durations assez longues. Lorsque les taux baissent, leur valorisation augmente davantage en raison de cette duration plus longue.  Les fonds investis en obligations émises en livre sterling bénéficient donc pleinement de ces effets.

Parmi les performances décevantes, relevons que trois fonds sur dix sont des fonds investis en actions indiennes. Pendant longtemps, les valeurs industrielles de ce pays ont été favorisées dans les portefeuilles en raison de la forte demande pour les dépenses d’infrastructure et d’urbanisation. « Mais le cycle d’investissement a déraillé en raison de l’inaction du gouvernement. Dans un pays comme l’Inde où la paperasserie et la bureaucratie sont tellement importantes, la volonté politique est nécessaire pour que chaque grand nouveau projet voie le jour. Les fonds qui ont été sur-pondérés en valeurs d’infrastructure et industrielles ont été pénalisés. La situation générale de l’Inde n’est cependant pas faible. L’économie a ralenti mais nous ne pensons pas qu’il y ait un risque de crise que ce soit en termes de sur-investissement ou de sur-endettement domestiques ou en termes de position externe », relève-t-on chez Pictet.  Un positionnement sur de plus petites valeurs dans des secteurs attrayants pourrait s’avérer profitable en raison des valorisations intéressantes des actions qui ont été sanctionnées par le marché uniquement en raison de leur taille.  Relevons encore les difficultés de certains fonds investis en actions des pays émergents. Rappelons que ces pays souffrent doublement de la crise dans les pays occidentaux : à la fois par la diminution des exportations et par la diminution du financement de leurs économies par les banques occidentales.

Source des données: Morningstar

 

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