La Revue : Vers un trimestre difficile !

Sans vouloir verser dans des propos alarmistes, il ne faut pas se voiler la face : le quatrième trimestre 2011 s’annonce difficile. John Greenwood, Economiste en Chef d’Invesco nous explique pourquoi. « L’économie mondiale reste partagée entre, d’un côté l’Asie et l’Amérique Latine qui connaissent une croissance solide et de l’autre côté les pays d’Europe Occidentale et d’Amérique du Nord pénalisés par la crise et caractérisés par une croissance faible ». Nous n’échapperons donc pas, selon cet économiste, à une récession en double dip.

Les banques centrales et les gouvernements semblent avoir épuisé toutes leurs capacités et moyens d’action pour éviter l’entrée en récession. Les pays émergents semblent encore relativement protégés mais ils restent exposés à un ralentissement économique en raison de leur dépendance vis-à-vis des pays occidentaux au travers de leurs exportations.

Malgré des taux d’intérêts faibles, les ménages occidentaux ne se décident pas à s’endetter davantage auprès des banques. Les Etats ne sont pas en meilleure posture et les banques, qui sont en train de reconstruire leur bilan et qui sont confrontées aux nouvelles réglementations, hésitent à prêter. Au niveau des Etats, les déficits budgétaires et les dettes publiques rendent difficile la construction de budgets dans un environnement où les taux d’intérêts de leurs dettes seront amenés à augmenter. « Les Etats-Unis et l’Europe ont déjà eu trop recours au crédit. Il est temps pour eux de trouver des solutions plus durables », estime John Greenwood.

Seul point positif dans ce pessimisme ambiant : la baisse du prix des matières premières qui devrait soutenir une baisse de l’inflation officielle l’an prochain et soutenir ainsi les dépenses des ménages.

La situation dans la zone euro reste dépendante de la solution qui sera apportée aux problèmes des dettes souveraines. Aujourd’hui, on ne parle plus seulement de la Grèce mais aussi de l’Italie et de l’Espagne. Il faudra qu’un soutien soit apporté non seulement aux Etats mais aussi aux banques de la zone euro. John Greenwood fait le constat que si aucune solution correcte n’est trouvée, les Etats concernés mais aussi « beaucoup d’autres grandes économies plongeront dans une récession profonde et prolongée ». L’avenir ne s’annonce donc pas facile !

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